samedi, 04 juillet 2009
JOURNAL N°4 LE CANETON ILLUSTRE
Quelques sujets qui nous ont passionnés, bouleversés, en cours ou en dehors...
* YVES KLEIN :
Yves Klein (1928 – 1962)
Yves Klein est un peintre qui utilisait la technique de l’anthropométrie appelée également : technique des pinceaux vivants, c’est-à-dire qu’il utilisait le corps de femmes pour réaliser ses œuvres.
De plus, il se servait presque exclusivement de la couleur bleue. Il a d’ailleurs inventé une nouvelle couleur : le bleu Klein.
Il veut éloigner la main de l’artiste de ses œuvres et fait en sorte qu’elles soient plus impersonnelles en peignant grâce à un rouleau ou une éponge, ce qui supprime les traces de pinceaux.
Il a participé en 1960 à la fondation du nouveau réalisme avec d’autres artistes tels que Gérard Deschamps, François Dufrêne ou encore Mimmo Rotella.
Anthropométrie de l’époque bleue
Ses principales œuvres sont : Anthropométrie de l’époque bleue (1960), Monochrome bleu (1960), Ci-git l’espace (1960), « l’arbre », grande éponge bleue (1962)
« l’arbre »
* LES ENFANTS SOLDATS
Pourquoi les enfants soldats ?
Les enfants sont beaucoup plus petits et physiquement moins forts que les adultes, il est donc plus facile de les intimider que les individus plus âgés. De plus, ils mangent moins que les adultes et coûtent moins cher en général. Il est aussi plus facile de se procurer des armes automatiques légères, ce qui signifie que la force physique n’est désormais plus nécessaire pour combattre : même un enfant de 9 ans peut épauler un AK-47.
Les filles et garçons les plus petits sont postés le plus près de l’ennemi puisqu’ils ont moins de valeur et sont plus faciles à remplacer. Souvent, on les force à prendre des drogues afin qu’ils surmontent leur peur et leur réticence à combattre et soient moins conscients de l’horreur de leur geste.
Les guerres civiles
De nombreux pays emploient des enfants dans l'armée et dans la guérilla, : en Angola, au Cambodge, en Birmanie, dans les pays musulmans, la plupart de ces enfants, à partir de 10 ans, se battent auprès des militaires adultes ; aussi beaucoup de ces enfants sont -ils envoyés en première ligne ... Dans ces pays, les valeurs humaines ne sont pas comme les nôtres : chez nous, un enfant est une personne à part entière que l'on protège et non que l'on envoie au sacrifice ultime...
Soldats ?
Les enfants-soldats sont fréquemment drogués pour devenir insensibles à la peur et à la violence. Ceux qui refusent la drogue sont abattus. Même des enfants de moins de 12 ans furent exécutés pour avoir refusé d'obéir ou de prendre de la drogue... On entraîne les soldats à ne plus voir l'ennemi comme une vraie personne, on leur montre surtout les différences... Ils ne sont pas comme nous... Cela devient un peu comme du "racisme organisé".
Leur vie
La vie pour ces petits soldats s’avère très dure pour eux. Ils vivent en permanence dans la peur avec la crainte d’être tués, emprisonnés, s’ils tentent de fuir. Mais même ceux qui réussissent ont peu d'espoir. Ils ont peur de retourner chez eux. Beaucoup finissent par rejoindre des groupes d'opposition et se battent alors contre leurs anciens ravisseurs.
Où se trouvent-ils ?
Parmi les 41 pays qui les exploitent, (contre 30 il y a trois ans), le plus grand nombre de petits soldats se trouve en Birmanie : les enfants-soldats y seraient environ 50.000. Ils sont aujourd'hui moins nombreux au Proche-Orient ou en Amérique latine, en raison de la réduction du nombre des conflits. Ils seraient 120.000 dans les différentes guerres d'Afrique, et combattent aussi dans les rébellions des Philippines, de Papouasie Nouvelle Guinée, et les conflits de Macédoine, de Colombie.
Pourquoi dans ces pays ?
Les causes de ces conflits sont les mêmes depuis longtemps : pouvoir, terres ou autres ressources, droits des peuples, ethnie, religion et différences raciales. Les environnements naturels qui se dégradent de plus en plus, les ressources se font moins abondantes et la croissance de la population font que les difficultés à survivre augmentent. La mondialisation offre des avantages économiques, mais accroît en même temps le fossé entre les riches et les pauvres. Tous ces facteurs augmentent les tensions, d’autant plus que les armes comme les AK-47 sont bon marché et faciles à obtenir. Les conflits actuels sont différents des précédents, car la majorité des victimes, (jusqu’à 90 %) ne sont plus des soldats, mais des civils. Et la moitié de ces civils sont des enfants.
Mesures prises :
Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné, le 12 février la poursuite des pratiques de recrutement d’enfants soldats et déploré l’usage systématique du viol et d’autres formes de violences sexuelles contre les enfants dans les conflits armés. Le Conseil a adopté une déclaration, qui n’est pas contraignante mais acceptée par les 15 membres, dans laquelle il souligne “la nécessité d’adopter une stratégie générale de prévention des conflits qui s’attaque aux causes profondes des conflits armés de manière exhaustive, afin d’améliorer durablement la protection des civils“.
Le Conseil a mis en oeuvre des mécanismes de surveillance de la maltraitance des enfants dans les conflits armés prévus dans la résolution 1612 des Nations unies, adoptée en juillet 2005.
Certains enfants sont recrutés dés l'age de 8 ans....
* UN PEU D'EXOTISME... ET DE REFLEXIONS SUR LA TOLERANCE :
Et si nous partions à la recherche du mythe de Quetzalcoalt ? Si nous cherchions à percer son secret, à savoir ce qui se cache derrière ce nom plein de mystères ? Pour ensuite aborder ensemble le débat de la Controverse de Valladolid.
Tout d’abord, un peu d’histoire et de culture . . .
La mythologie aztèque
Les historiens utilisent le terme Méso-Amérique pour décrire la partie de l'Amérique Centrale (principalement le Mexique) qui constituait une unité culturelle et religieuse avant la conquête espagnole du XVIe.
La région est une mosaïque de paysages contrastés qui va des déserts du nord aux forêts tropicales du sud. Il y avait tantôt trop de pluie, tantôt pas assez, les lits des fleuves secs se transformaient en violents torrents pendant la nuit et les tremblements de terre secouaient le sol. Les civilisations qui y vivaient pensaient alors que ces phénomènes étaient dûs aux Divinités.
Les Aztèques ne furent pas les premiers à penser que le sacrifice humain apaiserait les dieux. La religion des Toltèques (dont la capitale Tula a été construite au XIe) était tout aussi assoiffée de sang. Cependant, nous avons plus d’informations sur les pratiques aztèques. Par exemple pour aider le soleil appelé Huitzilopochtli dans sa lutte quotidienne contre les forces nocturnes, il fallait le nourrir de cœurs et de sang humain, et les ennemis faits prisonniers lors des batailles militaires servaient de victimes sacrificielles.
Pour la plupart des historiens, l'origine de Quetzalcóatl se trouve dans la religion et l'art mésoaméricains pendant près de 2 000 ans jusqu'à la conquête espagnole. Parmi les civilisations qui pratiquaient son culte, on trouve les Aztèques, le peuple maya et surtout les Toltèques. Dans la mythologie, Les Aztèques intégrèrent Quetzalcóatl et le vénérèrent comme patron des prêtres, inventeur du calendrier et protecteur des artisans. La vénération de Quetzalcóatl incluait parfois des sacrifices humains, bien que certaines traditions affirment qu'il était opposé à ces pratiques.
Les Aztèques avaient un système de croyance dualiste. L'opposé de Quetzalcóatl était Tezcatlipoca.
Quetzalcóatl : le Serpent à Plumes
Quetzalcóatl dont le nom signifie "serpent à plumes" et "jumeau précieux" est un serpent-oiseau. En nahuatl, quetzal signifiant « oiseau » et coatl, « serpent ». Il était une divinité majeure du panthéon aztèque. Quetzalcóatl, chez les Toltèques et les Aztèques, est un dieu et un roi légendaire. Principale divinité créatrice, dieu du Vent, de la Vie, de la Fertilité, associé d'abord à la végétation puis à la planète Vénus. Selon la tradition, Quetzalcóatl est représenté comme un serpent à plumes vertes de quetzal mais aussi parfois comme un vieillard blanc à longue barbe et vêtu d’une longue robe. Sa figure et son corps sont parfois peints en noir et il porte un masque au nez pointu coloré en rouge. L’origine de son culte est vraisemblablement issue de l’est du pays. Les principales cités qui l’ont vénéré sont Tula, Cholula ou encore Tenochtitlan.
La signification exacte et les attributs de Quetzalcóatl ont varié entre les civilisations et au cours de l'Histoire. Quetzalcóatl était souvent considéré comme le dieu de l'étoile du matin et son jumeau, Xolotl, celui de l'étoile du soir. En tant qu'étoile du matin, Quetzalcóatl était aussi connu sous le titre de Tlahuizcalpantecuhtli, littéralement « le maître de l'étoile de l'aube ». Il était aussi considéré comme l'inventeur des livres et du calendrier, comme celui qui avait offert le maïs à l'humanité, et quelquefois comme le symbole de la mort et de la résurrection.
Prêtres et rois prenaient quelquefois le nom du dieu auquel ils étaient associés, ce qui fait que Quetzalcóatl est aussi le nom porté par des personnages historiques. Son nom a été donné à un oiseau mexicain.
Les légendes De Quetzalcóatl
La majeure partie de la Méso-Amérique croyait en un monde cyclique. La période durant le règne de Quetazalcoalt était ainsi considérée comme le cinquième monde, les quatre précédents ayant été détruits par un déluge, le feu et d'autres catastrophes. Quetzalcóatl avec son jumeau, le dieu à tête de chien Xolotl, se serait rendu dans l'Inframonde, appelé Mictlan, gardé par son père Muctlantecuhtli, dieu des Morts où il trouva les ossements d'un homme et d'une femme morts lors des quatre cataclysmes cosmiques. Il s'empara des ossements brisés et fuit la colère du seigneur du royaume des Morts. Il arriva ensuite devant la déesse du Foyer Cihuacoatl (Femme Serpent) qui broya les os. Quetzalcóatl les arrosa du sang de son pénis et c'est ainsi que l'humanité fut créée une nouvelle fois.
Son principal ennemi est son frère Tezcatlipoca, dieu de la Nuit et de la Guerre. Car tandis que Quetzalcóatl demandait à ses sujets de faire des sacrifices pacifiques (offrande de jade, d'oiseaux, de serpents, de papillons), Tezcatlipoca voulait imposer des rituels plus sanglants. Celui-ci lui fit alors boire une boisson qui l’enivra, ce qui l'obligea à céder aux charmes de sa sœur Quetzalpetlatl. Par ce stratagème, Tezcatlipoca chassa son frère, honteux et déshonoré, de la capitale toltèque, Tula. Selon certaines légendes Quetzalcóatl s’immole, se transforme en oiseau puis en l’étoile la plus brillante du ciel, Vénus. Selon d’autres légendes, il brûle ses maisons, enterre ses trésors et part sur la mer de l’Est, accompagné de ses serviteurs transformés en oiseaux tout en promettant de revenir. C'est pourquoi, lorsque le conquérant espagnol Cortés débarque en 1519, le roi aztèque Moctezuma II le prend pour le dieu revenu d'exil.
La légende de l'exil de Quetzalcóatl reflète sans doute des changements survenus dans la religion et dans la société toltèques, comme le déclin des cérémonies traditionnelles associées au dieu, au profit des sacrifices humains, liés à la prise de pouvoir des classes guerrières.
Maintenant que nous en savons un peu plus sur la pratique religieuse des Aztèques et sur Quetzalcoalt, nous pouvons traiter la controverse de Valladolid.
La controverse de Valladolid.
Tout d’abord, une controverse est un débat, une contestation sur une question qui fait polémique.
Dès la découverte de populations dans la Méso-Amérique en 1492, par l'expédition de Christophe Colomb, une grande différence technologique et de mœurs est remarquée entre les Européens et ces habitants du Nouveau monde. Les Conquistadors espagnols organisent la conquête du Mexique, le pillage de ces territoires et l'appropriation forcée des terres des indigènes. Les populations autochtones sont évangélisées, contraintes aux travaux forcés, et organisées dans différents systèmes. Elles résistent mal à ces changements brutaux de mode de vie, de structure sociale, et au travail forcé. Leur système immunitaire est inadapté face aux virus apportés par les colons, auxquels leur organisme n'est pas préparé. En moins de dix ans, de 1511 à 1520, la population autochtone de Cuba est décimée, et ce schéma se répète sur toutes les côtes d'Amérique du Sud.
La controverse de Valladolid porta donc en 1550 sur le statut des Indiens d'Amérique et opposa le dominicain Bartolomé de Las Casas et le philosophe Sepúlveda, dans la ville de Valladolid.
Le débat devait statuer sur la question de l'humanité des Indiens, et surtout savoir s'ils avaient une âme. Ce débat se tint dans un couvent de Valladolid, près de soixante ans après le premier voyage de Christophe Colomb. Le dominicain Las Casas est l'orateur défendant l'humanité des Indiens ; pour lui, les Espagnols, avides de conquête, ont nié l'évidence, soumettant et massacrant les indigènes. Face à lui, le philosophe Sépulvéda affirme que certains peuples sont nés pour être dominés. Tous deux s'entendent néanmoins sur un point : le nécessaire salut des âmes par le Christ.
La controverse se solde par la pseudo victoire de Bartolomé de Las Casas, rendant ainsi aux Indigènes un salut et une preuve de leur existence en tant que créatures à part entière. Malheureusement, cette conquête de l’individu engendrée par des idées de supériorité de certains voit cette avidité à asservir se tourner vers de nouveaux peuples comme les Noirs d’Afrique, perpétuant ainsi la vague de domination…
* L’INVESTITURE DE BARACK OBAMA
Le vingt janvier Barack Obama a officiellement pris les commandes de la Maison Blanche, suite à son élection du quatre novembre. Plusieurs millions de personnes se sont pressés a Washington afin d’assister, en direct, à cette cérémonie suivie dans le monde entier.
Cette cérémonie fut extrêmement médiatisée car elle a été financée, en grande partie, par des stars de Hollywood, elles aussi victimes de la vague d’ « Obamania » que l’on a vu déferler sur le monde entier. De plus, de nombreuses stars étaient présentes telles que Steven Spielberg ou encore Sharon Stone.
Lors de cette cérémonie, le quarante-quatrième président des Etats-Unis, a prété serment sur les marches du Capitole.
Nous avons eu la chance, en cours d'Anglais, de pouvoir suivre tout cela quasi en direct grâce à notre correspondance avec une journaliste américaine.
* Les T.P.E de Première L/ES
Depuis 1999/2000, des expérimentations ont été menées dans quelques classes de lycée. En 2001, ce fut l'instauration dans toutes les classes de Première et Terminale et finalement 2005/2006 l'on assista à l'évaluation en Première et à la suppression de ces T.P.E en Terminale.
Les T.P.E (travaux pratiques encadrés) sont des sujets de recherche avec différents couplages de matières (ex : Lettres/Histoire), le choix de mélanger entre les différentes sections de première L et ES nous était offert. On doit traiter le ssujets à peu près comme des sujets d’E.C.J.S de Seconde, mais avec plus de sérieux étant donné que cette épreuve compte pour le Baccalauréat en tant qu'option obligatoire…
C’est une expérience intéressante car on peut se documenter sur un ou plusieurs sujets. A la base, il y a un sujet de départ mais on peut dériver sur des sujets bien différents : par exemple, nous avions un sujet sur la caricature et Plantu, mais nous sommes finalement arrivés sur des sujets comme l’Europe, l’immigration en France ou encore le conflit israélo-palestinien.
La préparation des T.P.E se déroule pendant la moitié de l’année (jusqu’en mars environ) afin d’être prêt à passer l’oral qui consiste à présenter le document élaboré par le groupe et à répondre aux questions des examinateurs, celles-ci comportant essentiellement sur les sujets traités par chaque membre du groupe.
La présentation orale fut le moment le plus stressant, il faut maîtriser le contenu complet du dossier, avoir réfléchi aux questions que les examinateurs peuvent nous poser et faire attention à sa tenue physique et vestimentaire. Mais, fort heureusement nous avions été préparé par nos encadrants, les professeurs de Français, d’Histoire/Géographie et de Sciences Economiques et Sociales.
Pour finir, les T.P.E sont en fait, des points à engranger facilement pour le BAC de Première, il faut savoir en tirer avantage.
* Les 3 royaumes de John Woo
En 208 après J.-C., l'empereur Han Xiandi règne sur la Chine pourtant divisée en trois royaumes rivaux. L'ambitieux Premier ministre Cao Cao rêve de s'installer sur le trône d'un empire unifié, et se sert de Han Xiandi, l’empereur, pour mener une guerre sans merci contre Shu, le royaume du sud-ouest dirigé par l'oncle de l'empereur, Liu Bei. Ce dernier, charge Zhuge Liang, son conseiller militaire, comme messager au royaume de Wu pour tenter de convaincre le roi Sun Quan d'unir ses forces aux siennes. A Wu, Zhuge Liang rencontre le vice-roi Zhou Yu. Très vite, les deux hommes deviennent amis et concluent un pacte d'alliance.
Furieux d'apprendre que les deux royaumes se sont alliés, Cao Cao envoie alors une force de 800 000 soldats et de 2 000 bateaux pour les écraser. L'armée campe dans la Forêt du Corbeau, de l'autre côté du fleuve Yangtze qui borde la Falaise Rouge où sont installés les alliés. Face à la supériorité numérique de Cao Cao, le combat semble joué d'avance, mais Zhou Yu et Zhuge Liang ne sont pas décidés à se laisser faire...
Adapter le roman de Luo Guanzhong était un vieux rêve pour Woo, qui a attendu d'avoir la technologie et les moyens nécessaires pour porter à l'écran la plus célèbre de toutes les histoires de Chine. L'Histoire des Trois Royaumes a en effet été écrite au XIIIe siècle, mais c'est encore à ce jour le livre le plus populaire en Asie. Néanmoins, le cinéaste chinois admet avoir voulu respecter davantage les événements historiques, alors que le roman, lui, tend à amplifier l'aspect légendaire du récit dans un souci, on le comprendra, de servir les enjeux narratifs et l'intensité dramatique de l'histoire. Et puis, la bataille de la Falaise Rouge ayant eu lieu en l'an 208 après J.-C., on excusera l'inexactitude du livre, et on appréciera l'effort du réalisateur à coller au plus près à la réalité même s'il a repris certains éléments fictifs de l'oeuvre originelle.
Voilà de quoi il est question avec Les 3 Royaumes. L'on assiste à une fresque épique majestueuse comme on n'en avait plus vu depuis Kingdom Of Heaven, une super-production ayant tout emporté sur son passage en Asie, délogeant Les Seigneurs de la Guerre du trône qu'occupe le plus grand succès au box office là-bas.
Dès les premières minutes, on est bluffé: bluffé de constater avec quelle extrême minutie John Woo met en place une certaine intensité dramatique. En prenant le soin de présenter un à un de manière quasi-théâtrale chaque protagoniste important de son histoire, le metteur en scène appuie fortement sur la dimension héroïque de ses personnages. S'il est vrai qu'il continue à travailler sur la dualité, on sent que ses aspirations ne sont plus tout à fait les mêmes. Woo semble davantage préoccupé par le besoin de rendre accessible à tous un héritage culturel propre au peuple chinois en le dissimulant, c'est à dire en favorisant l'aspect spectaculaire grâce à un savant dosage de simplicité et de virtuosité, là où il aurait fut un temps privilégier uniquement l'action.
Ce besoin de partager des idéaux chinois se constate tout d'abord dans le soin apporté aux décors et aux effets visuels du film plutôt qu’aux scènes d’arts martiaux. D'une beauté saisissante, les lieux trouvés par John Woo permettent de magnifier l'impact de chaque plan sur notre regard. D'autant que plusieurs champs de bataille sont explorés et permettent de diversifier à la fois les paysages et le type de bataille, puisqu'en plus des joutes armées, un combat naval dantesque vient s'immiscer entre deux coups de lance.
Cependant, ce qui laisse avant tout pantois est la mise en scène dynamique et pleine de fureur du cinéaste. Ses scènes d'action, longues et complexes, sont pourtant d'une incroyable lisibilité au point de n'en perdre aucune miette. Aucun plan n'apparaît superflu, tout a un but et tout conduit à faire entrer le spectateur dans le feu de l'action. Là où il y a une vingtaine d'années Woo aurait utilisé à outrance un ralenti stylisé, aujourd'hui la forme semble enfin être en parfaite adéquation avec le fond. Le cinéma de Woo a évolué. On sent avec Les 3 royaumes qu'il a trouvé d'autres clés pour prolonger l'impact dramatique de certaines scènes.
Plus encore, être devant Les 3 Royaumes, c'est avoir l'impression de lire en temps réel L'Art de la Guerre de Sun Tzu tant le long métrage se penche sur chaque aspect décrit dans le tout premier traité de stratégie militaire, de la question du moral des troupes aux tactiques guerrières efficaces (lire le douzième chapitre intitulé "De l'art d'attaquer par le feu", et vous comprendrez en regardant le film à quel point John Woo et son équipe ont fait des merveilles). Apportant un cachet des plus réalistes, cette quantité de génie stratégique donne à voir également des scènes de combat spectaculaires et imposantes, comme celle où l'armée de Cao Cao se retrouve enfermée dans un carcan de lances et de boucliers à faire pâlir les stratégies romaines. En une séquence, tout ce que l'on a pu voir jusqu'à présent au cinéma est balayé d'un simple geste, les batailles de Braveheart ou de Gladiator apparaissant comme de simples esquisses devant une telle maîtrise et une telle preuve d'inventivité visuelle pour rendre compte des larmes et du sang laissés sur le champ de bataille.
Pourquoi Les 3 Royaumes n'est pas le film de l'année ? Tout simplement parce que nous autres, Occidentaux, n'avons pas hérité de la bonne version. En effet, la version internationale du long métrage actuellement sur nos écrans français ne dure que 2H25, alors que la version asiatique se décline en deux films d'une durée totale de 4H40, soiten 2H15 de film ayant tout simplement été supprimées ! Et il est difficile de ne pas voir qu'il y a un réel manque tant cette version est clairement orientée vers l'action au point de faire perdre à cette histoire une grande partie de sa dimension politique et humaine. Une essence que l'on sent esquintée par un montage sensé nous plaire davantage, mais qui au final laisse dubitatif sur la vision qu'ont les producteurs chinois sur les spectateurs occidentaux. C’est à se demander si, nous, les Occidentaux, ne passons pas pour des spectateurs assoiffés de sang et d’action.
Qu'à cela ne tienne, ne boudons pas notre plaisir et profitons de cette variante édulcorée en attendant de voir peut-être un jour atterrir dans nos vertes contrées la version ultime de ce chef-d'oeuvre en puissance qu'on ne peut décidément pas rater sous peine de rater l'un des plus grands films d'un homme qui, s'il n'a pas révolutionné le cinéma comme un Lucas, n'en a pas moins marqué son temps.
John Woo espérait faire avec Les 3 royaumes un film où le public occidental aurait le sentiment de regarder une "guerre de Troie asiatique". Qu'il se rassure, il a fait bien plus que cela.
* LA VIE PARISIENNE - OFFENBACH
Acte I
La gare de l'Ouest[]
Deux gandins, Raoul de Gardefeu et Bobinet, attendent à la gare leur maîtresse, la demi-mondaine Métella. La jeune femme se présente au bras de Gontran, un troisième amant et feint de ne pas les reconnaître. Raoul et Bobinet décident de se remettre à fréquenter les femmes du monde. Gardefeu reconnaît Joseph, son ancien domestique devenu guide (cicérone) du Grand-Hôtel. Comme il attend un couple de suédois qui vient découvrir la "vie parisienne", Raoul a l'idée de se substituer à lui pour pouvoir faire la cour à Madame. Raoul de Gardefeu accueille donc le baron de Gondremarck et Madame et leur promet de leur faire visiter tout Paris. L’acte se termine avec l’arrivée au milieu d'un ensemble de voyageurs étrangers d'un riche Brésilien, bien décidé à se ruiner joyeusement en profitant au maximum lui aussi de "la vie parisienne".
Acte II
L'hôtel particulier de Gardefeu
Gardefeu a entraîné le couple à son domicile promu pour l’occasion "Grand-Hôtel". Il convainc ses hôtes qu'ils sont dans une annexe du Grand-Hôtel. Resté seul avec son guide, le baron voulant "s'en fourrer jusque là !" lui demande de le mettre en relation avec une certaine Métella, auprès de laquelle il est recommandé. Gardefeu accuse le coup, mais promet de lui faire rencontrer son ex-maitresse. Justement Métella se présente. Elle lit la lettre de recommandation, mais fait attendre le baron.
Avec la complicité de Bobinet, Raoul envisage de faire inviter le baron à une soirée à laquelle la baronne ne sera pas conviée, afin qu'il ait le champ libre pour lui faire la cour. Comme le baron a exigé de souper à une table d'hôte, Raoul invite en catastrophe ses employés et fournisseurs dont la gantière Gabrielle serrée de près par Frick le bottier, qui se feront respectivement passer pour Mme de Sainte-Amaranthe, veuve d'un colonel, et le major de table d'hôte Édouard.
Acte III
L'hôtel particulier de de Mme de Quimper-Karadec
Dans l’hôtel particulier de Mme de Quimper-Karadec, la tante de Bobinet partie "prendre les eaux", tous les domestiques s'activent pour recevoir le baron. Bobinet doit se déguiser en amiral suisse, Pauline, la femme de chambre et tous les domestiques en amirale, prince et duchesses diverses.... A son arrivée, Gondremarck est un peu surpris par l'allure des invités. Mais il est vite subjugué par Mme l'Amiral, alias Pauline (Duo L'Amour, c'est une échelle immense). La soirée se poursuit entre habit qui a craqué dans le dos et griserie.
Acte IV
L'hôtel particulier de Gardefeu (supprimé dans la version de 1866)
Chez Gardefeu, la baronne qui revient seule des Italiens s'apprête à tomber dans les filets qu'a tendus le jeune homme. Mais l'arrivée inopinée de la douairière de Quimper-Karadec compromet le plan. Celle-ci se substitue à la baronne à l'insu de Gardefeu et se laisse courtiser jusqu'à la découverte du pot-aux-roses. Elle se retire dans la chambre à coucher, certaine que Gardefeu ne pourra se dérober. Mais par un dernier tour de passe-passe c'est le baron, complètement saoul, qui deviendra la proie innocente des appétits de la douairière.
Acte V
Un salon du Café anglais.
Le baron est furieux de la supercherie dont il a été l'objet. Pour l’heure, il a un rendez-vous avec Métella qui se présente suivie d'une femme masquée. Au même moment arrive le Brésilien accompagné par Gabrielle, sa dernière conquête puis Gardefeu et Bobinet. C'est l'instant des explications. Gondremarck reconnait sa femme dans la dame masquée et devra donc retourner sagement en Suède. Métella retrouve Gardefeu... et Bobinet Mais en attendant tous s'en vont souper en célébrant "La Vie Parisienne".
Les personnages
Gabrielle alias Mme de Sainte-Amaranthe, gantière (soprano)
Le Brésilien (ténor)
Frick alias le major Édouard, bottier (ténor)
Prosper alias le prince de Manchabal, domestique de Mme de Quimper-Karadec (ténor)
Le baron de Gondremarck, suédois (baryton)
La baronne de Gondremarck, sa femme (soprano)
Métella, demi-mondaine (mezzo)
Bobinet alias l'amiral Walter, gandin (ténor ou baryton-Martin)
Gardefeu, gandin (ténor)
Pauline alias Mme l'Amiral, femme de chambre de Mme de Quimper-Karadec (soprano)
Urbain alias le général Malaga de Porto-Rico, domestique de Mme de Quimper-Karadec (baryton)
Clara, Léonie, Louise, nièces du concierge (sopranos)
Alfred, maître d'hôtel (baryton)[2]
La douairière de Quimper-Karadec (mezzo ou "Desclausas"), tante de Bobinet[3]
Mme de Folle-Verdure, sa nièce[3]
Gontran, gandin (ténor ou baryton-Martin)
Joseph, guide (rôle parlé)
Alphonse, domestique de Gardefeu (rôle parlé)
L'employé des Chemins de fer (rôle parlé)
Caroline, Julie, Augustine, nièces du concierge (sopranos)[2]
Albertine, Charlotte, "cocottes" (rôles parlés)[2]
Voyageurs, employés, bottiers, gantières, invités (chœur)
* MARGUERITE DURAS : UN BARRAGE CONTRE LE PACIFIQUE
I) Biographie de Marguerite Duras
Marguerite Duras est née le 4 avril 1914, à Gia Dinh, agglomération du nord de Saïgon, dans une famille de fonctionnaires français. Le pseudonyme de Duras lui vient d’une commune du sud-Ouest de la France, lieu d’origine de la famille paternelle. Son père meurt en 1918, et sa mère, institutrice, reste seule avec Marguerite et ses deux frères plus âgés : la grand frère et le petit frère, celui dont elle partage tous les jeux. La mère achète une concession à Vin Long sur les bords du Mékong. Or sa propriété se révèle incultivable, envahie régulièrement par la mer, malgré le barrage qu’elle tente de dresser contre le Pacifique. La mère qui est proche de la folie manifeste une préférence pour le frère aîné qui finira par la dépouiller. A l’âge de douze ans, Marguerite connaît une crise très grave avant son départ pour le pensionnat de Saigon. Elle y est fascinée par la beauté d’une femme de la colonie européenne, Elizabeth Striedter, qui deviendra dans son œuvre Anne-Marie Stretter. Elle y rencontre celui qui sera l’amant chinois.
Elle retourne en France en 1932, définitivement. Elle fait des études supérieures et épouse Robert Antelme en 1939. Les années 1942-1943 sont un tournant essentiel : elle perd à la naissance son premier enfant. Elle apprend, peu après, la mort de son plus jaune frère durant la guerre sino- japonaise et elle éprouva une très grande douleur.
L’année 1943, est pour elle la terrible prise de conscience du sort fait aux Juifs. Marguerite Duras et son mari rejoignent la Résistance, son mari est arrêté et est sauvé par miracle des camps. Son fils, Jean Mascolo, naît en 1947. A partir de 1950, sa vie est marquée par la succession de ses livres :Un Barrage contre le Pacifique manque de peu le prix Goncourt, Le Square marque la critique qui y voit l’émergence d’un nouveau genre littéraire.
Différente dans l’enjeu, dans le pacte avec ses lecteurs : à partir de 1984, avec L’Amant, elle dit ouvertement « je », je suis le jeune fille qui a eu, à seize ans, à Saigon, un riche amant chinois, au mépris de toutes les conventions sociales. Cet aveu chez un écrivain dont la réputation d’intellectuelle était pour le grand public synonyme d’austérité, la limpidité de l’écriture, le caractère exotique du thème font partie des raisons de succès du livre. Elle a le désir de prendre la parole sur tous les sujets, à tout moment et en toute liberté.
Elle tente la fusion de l’écriture avec les arts de la représentation (le théâtre et le cinéma) de façon originale en lui donnant une dimension théâtrale, sans enlevé au texte son aspect romanesque. Marguerite DURAS est morte le 3 mars 1996.
II) Résumé et analyse de l’oeuvre
L’histoire se passe en Indochine, où une famille s’est installée. Ceux qui sont chargés de s’occuper de la colonie leur donnent un espace qui n’est pas exploitable car chaque année le Pacifique inonde leurs cultures. La mère de Joseph et Suzanne est désespérée car elle a beaucoup travaillé et son rêve et ses espoirs sont tombés à l’eau .Elle décide alors de faire un barrage contre le Pacifique à l’aide de paysans avec l’accord de la colonie. Cette réponse qu’elle attend tarde à arriver car ce n’est pas dans l'intérêt des Autorités de construire ce barrage car s'ils ne produisent pas une certaine quantité qui leur est imposée, ils sont renvoyés de la colonie, qui récupère ainsi les terrains.
La mère reçoit la réponse et avec les paysans construit ce barrage. La période où le Pacifique sort de son lit, leur barrage ne résiste pas. Cette expérience va la plonger dans un profond pessimisme. Ses deux enfants, Joseph et Suzanne l’aident à entretenir ce domaine.
Tous trois vont parfois à la ville qui est un peu éloignée de leur domicile. Ils se rendent dans un bar et rencontrent Mr Jo, un homme riche attiré par Suzanne qui est une belle jeune fille. Sa mère aimerait que Suzanne se marie avec lui pour qu’il puisse avoir de l’argent. Son frère ne l’aime mais il est intéressé par son argent. Il vient régulièrement voir Suzanne et lui offre beaucoup de cadeaux, sous la surveillance de son frère et de sa mère, pour le forcer à se marier avec elle. Il ne cède pas. Comme il voit qu’ils veulent le renvoyer, il va offrir à Suzanne un diamant. C’est un homme qui n’a pas de qualités et qui se sert de l’argent pour obtenir ce qu’il veut. Ils vont se rendre en ville pour vendre le diamant et vont en profiter, maintenant qu’ils ont obtenu ce qu’ils voulaient , pour renvoyer Mr Jo. La mère se rend dans différentes bijouteries. Les joailliers lui disent que le diamant comporte un défaut et que le prix sera moins important. Elle refuse car veut en obtenir le prix que Mr Jo lui a dit qu’il valait. Ils vont rester un certain temps dans un hôtel dont ils connaissent l’hôtesse, Carmen, qui est l’amante de Joseph. Durant le temps qu’il séjourne dans cet hôtel, Joseph va partir, sans prévenir sa mère et sa sœur, qui sont très inquiètes. Sa mère, qui est une femme sensible, va tomber dans une dépression et va rester au lit pendant des jours grâce à des cachets.
On s’aperçoit dans cette œuvre qu’elle joue un peu la comédie et est manipulatrice car elle empêche ses enfants de partir en faisant des scènes pour qu’il ne s'éloignent pas, avec des discours pour les culpabiliser. Elle sait que s'ils la laissent ,elle n’arrivera pas à subvenir à ses besoins. Elle est également violente car elle bat sa fille sous prétexte quelle a eu des relations sexuelles avec Mr Jo ; en revanche, elle ne frappe pas son fils car elle sait qu’il est plus fort qu’elle. Elle profite de la faiblesse de Suzanne. Cette dernière est très attachée à son frère et veut avoir les mêmes opinions puisque c'est en parti de sa faute si Suzanne n’apprécie pas Mr Jo. Elle est rêveuse et attend qu’un jeune homme vienne près de chez elle (qui est un lieu très à l’écart) et l’emmène ailleurs pour fuir la misère car à cet endroit beaucoup d’enfants meurent faute d'argent suffisant.
Joseph, est un garçon égoïste car il ne pense qu’à ses plaisirs personnels qui sont la chasse et la vie facile. Comme Suzanne il veut partir de cet endroit pour fuir la misère. Il a également un caractère fort ce qui lui permet de s’imposer en société, en particulier lorsque un agent de la colonie vient contrôler leur domaine et leur dit qu’il n’y a pas de récolte. Joseph voyant qu’il s’en prenait à sa mère assura sa défense en montrant que le domaine était incultivable et le menaça avec un fusil.
Joseph revint les voir et ils repartirent chez eux. Il leur annonça qu’il allait quitter la maison car il avait rencontré une femme qu’il aimait et que c’était elle qui avait acheté le diamant au prix que Mr Jo avait fixé. Un soir, elle vint le cherché. Quelque temps après, leur mère mourut. Il vint voir leur mère et ce fut un moment d'intense tristesse. Suite à cela, Suzanne partie avec son frère et la maîtresse de ce dernier.
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dimanche, 01 mars 2009
IMPORTANT SUPPLEMENT AU CANETON N°2
C’est une association qui a été créée pour soutenir les familles touchées par la leucémie et pour collecter des fonds pour aider la recherche. Ces fonds sont reversés à 100 % aux équipes médicales spécialisées.
Depuis 10 ans, ces fonds ont permis de financer un équipement informatique, d’améliorer le dosage des médicaments. Le taux d’échec de certains traitements est passé de 50% à 8%.
L’association organise ses activités sous forme de défis que chacun peut essayer de relever.
Ces défis n’ont pas besoin d’être « extraordinaires ». Chacun de nous peut dire non à la maladie en se dépassant ou en faisant un don à l’association.
Il y quatre ans, Hervé Barras a relevé le défi : 68 km de marche. De plus, la troupe de théâtre de Saint-Maurice-les-Châteauneuf : ACT’ENCIEL avait également répondu présente pour jouer au profit de cette cause « ensemble contre la leucémie » ; depuis l’aventure continue…
Les écoles de Chauffailles et de Tancon ont été à l’origine de la création du logo « Défi, sourire guérir » et l’imprimerie IG à Chauffailles a élaboré l’autocollant.
Depuis quatre ans, beaucoup de bénévoles rejoignent cette action.
Voici le programme prévu pour le 17,18 et 19 avril 2009 :
-Vendredi 17 avril :
A la salle de Saint-Maurice-les-Châteauneuf
20h30 théâtre : la compagnie act’enciel de Saint-Maurice-les-Châteauneuf
22h30 Variétés : Chansons par Madame Cestari
-Samedi 18 avril :
A Saint-Martin de Lixy
A partir de 8h00 : marche sur 3 circuits 13, 9 et 6 kms
Animation Tricke : 8h30 à Saint-Martin de Lixy, 9h00 0 Châteauneuf, 10h00 à Saint- Edmond, 11h00 à Mussy-sous-Dun (Viaduc), 12h00 Chauffailles, 14h00 Tancon, 16h00 Coublanc, 17h00 retour à Saint-Martin de Lixy
13h00 : Vélo route – 100 km entre Brionnais et Haut Beaujolais – départ Saint Martin de Lixy
14h00 : Promenade à cheval et à poney
17h00 : Rendez – vous pour tous avec l’animation par Fred des Pyrénées
19h00 : Défilé de mode original
20h00 : Repas sur réservation animé par Bigaro
Toute la journée à Saint-Martin de Lixy
-Exposition des travaux des écoles de Tancon, Saint-Maurice-les-Châteauneuf et école Pierre Faure de Chauffailles (fresque dessin, peinture…)
-Organisation d’un lâcher de ballons
-Restauration rapide, boissons chaudes et fraîches, barbe à papa, gaufres…
- Dimanche 19 avril :
A Saint-Martin de Lixy
EVENEMENT EXCEPTIONNEL : CHAINE HUMAINE de 1 000 personnes sur 25 000 m2
1 euros = 1 espoir
Les engagements pour participer à la chaîne peuvent se retirer :
-dans les Mairies de Saint-Martin de Lixy, Tancon, Châteauneuf, Saint-Edmond, Chassigny sous Dun, Chauffailles, Anglure, Saint Maurice
-écoles de Tancon et Saint Maurice
-Ets Vernay à Saint Symphorien
-restaurant le Villageois à Tancon
-M. Dumoulin (don du sang)
-les commerces de Saint-Maurice (Vival et la boulangerie)
-Charcuterie Corneloup à Charlieu
Rassemblement à partir de 8h30 sur les parkings de Châteauneuf, Saint-Maurice-les- Châteauneuf et Tancon.
Fred et Bigaro animeront la matinée.
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lundi, 23 février 2009
CANETON N°2
UNE PIECE A LAQUELLE L'UNE D'ENTRE NOUS A ASSISTE...
* La Mort du Roi Tsongor de Laurent Gaudé
Laurent Gaudé est un romancier et dramaturge français. Il est né à Paris le 06 juillet 1972. C'est dans le théâtre que cet ancien étudiant en Lettres Modernes, auteur d'une thèse sur l'art théâtral, commence sa carrière d'écrivain. Combats de Possédés, Onysos le furieux, Les Sacrifiées sont autant de pièces montées à Paris, Berlin et Londres... Son second roman, La Mort du Roi Tsongor,grand succès et prix Goncourt des lycéens 2002, marque le début de sa notoriété. Récits initiatiques et décors symboliques... Laurent Gaudé revisite un univers mythologique, couronné, à chaque fois, d'un même succès public et critique.

Résumé : Au soir d'une rude vie de conquérant, le roi Tsongor va marier sa fille Samilia à Kouame, roi des terres du sel. Massaba, la capitale de son empire, bâtie sur les carnages et le sang, se prépare à la fête. Mais survient également Sango Kerim, un premier fiancé oublié... La guerre est inévitable, et il est temps pour Tsongor de quitter cette vie. Katalonga, ancien ennemi vaincu, devenu fidèle serviteur, tiendra sa promesse de le tuer. A Souba, plus jeune fils du roi, échoit la mission de parcourir le continent pour y construire sept tombeaux, à l'image de ce que fut le vénéré et haïssable roi défunt...
Il faut tout d’abord parler de la langue de Laurent Gaudé. Superbe, poétique, envoûtante, elle nous permet , grâce à l’auteur , de nous attacher à ses personnages par la force des sentiments contradictoires qu’il leur prête et par la terrible vérité qui en résulte. Il a un don : celui de réveiller les émotions du lecteur en peu de mots. Les dialogues entre le roi mort, qui assiste, impuissant, au siège de sa ville en flammes et son fidèle garde et ami Katabolonga, sont des trésors littéraires.
La Mort du Roi Tsongor est un récit épique mais aussi initiatique. C’est l’histoire d’hommes qui se déchirent jusqu’à l’absurde et souffrent de leurs choix. Elle rappelle les pièces de l'Antiquité : Antigone, Oedipe... Ce livre rassemble tous les éléments de la difficulté de vivre une vie humaine avec ses doutes, ses peurs, ses traîtrises, ses passions. Tous les personnages finiront par faire l’apprentissage du deuil, de la défaite et de la honte, chacun à leur manière. Même Souba, le plus jeune fils de Tsongor, chargé par son père, juste avant de mourir, d’aller courir le monde et de construire, à sa gloire, sept tombeaux somptueux et secrets " comme les sept visages de Tsongor ".
Si les personnages semblent tout droits sortis de contes africains (les mangeurs de khat déciment leurs ennemis dans le délire causé par leur drogue ; des chiennes de guerres, hommes travestis en femmes, humilient leurs ennemis en murmurant à leur oreille "je suis une femme et je te tue" tandis que des amazones providentielles chevauchent des zébus), c’est au final le lien avec l’Antiquité qui apparaît le plus déterminant. Samilia est à Massaba ce que la belle Hélène fut à Troie, le personnage de Tsongor qui ne veut trouver le repos et accomplir le passage vers l’au-delà avant que son jeune fils ne soit revenu a d’étranges résonances égyptiennes alors que le fatum s’abat sur la famille de Tsongor et sur la belle Massaba en ruines jusqu’à la catharsis finale. Seul le cheminement initiatique de Suba nous paraît quelque peu avorté dans ce très joli roman contemporain dont on comprend que la force, l’exotisme et l’écriture simple et dépouillée aient amené les lycéens à en faire leur Goncourt 2002.
La mort du roi Tsongor mis en scène
La Mort du Roi Tsongor au Théâtre de la Croix Rousse : adaptation homérique (grandiose, épique, fabuleux)
Créée en 1987, la compagnie Brozzoni élabore un théâtre populaire contemporain. La verbe et la musique, l’image et les puissances archaïques y prospèrent afin d’éclairer l’aujourd’hui que nous traversons. Pour eux, la scène est l’endroit de la rencontre et du partage, de la pensée et de l’émotion, de la poésie incarnée et des voyages imaginaires. Elle nourrit notre seule bien commun : notre humanité.
UN SPECTACLE QUE SONT ALLES VOIR TOUS LES ELEVES DE PREMIERE...
Nous sommes allés dans le cadre scolaire voir une pièce de théâtre qui s’intitule L’Entretien de M. Descartes et de M. Pascal au théâtre de Roanne. Io s'agit d'une pièce de Jean-ClaudeBrisville.
Jean-Claude Brisville (né le 29 mai 1922 à Bois-Colombes) est un auteur et scénariste français. Il commence dans le journalisme littéraire en 1946 avant de s'orienter définitivement dans l'édition où il fera toute sa carrière. En parallèle, il publie son premier ouvrage à 26 ans, très justement intitulé Prologue. Très vite, l'écrivain se met à l'écriture dramatique, puis à la littérature pour la jeunesse et se montre assez prolifique. Malgré cela, son parcours reste assez obscur en dépit de reconnaissances ponctuelles, notamment en tant que dramaturge, car il est monté dans différents théâtres, comme le Petit Odéon, le théâtre Edouard VII ou le Studio des Champs-Elysées. Ainsi, sa pièce intitulée Le Souper est adaptée au cinéma par Edouard Molinaro en 1982 avec Claude Rich et Claude Brasseur dans les rôles de Talleyrand et Fouché. Affichant une prédilection pour le théâtre, Brisville semble se spécialiser dans les rencontres de personnages historiques, puisqu'il écrit également ' Entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune et le scénario de Beaumarchais l'insolent. Grand dramaturge, apte à ressusciter les personnalités d'antan, Brisville est également l'auteur de L' Antichambre, une pièce créée en 1991 avec Suzanne Flon, qui se déroule à l'époque des Lumières, entre controverses de philosophes et querelles de salons, où éclatent toutes sortes de rivalités. Un terrain de jeux stimulant pour ce fin dialoguiste.
Il a notamment écrit Le souper, une pièce de théâtre mettant en scène Joseph Fouché et Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord lors d'une soirée de 1815, décidant de concert d'imposer un régime monarchique à la France envahie. Ce texte a été adapté au cinéma par Édouard Molinaro en 1992, réunissant Claude Brasseur dans le rôle de Fouché et Claude Rich dans celui de Talleyrand.
Il a obtenu le Grand Prix du théâtre de l’Académie française en 1989 pour l’ensemble de son œuvre..
Créée en octobre 1985 au Théâtre de l'Europe dans une mise en scène de Jean-Pierre Miquel, avec Henri Virlogeux (René Descartes) et Daniel Mesguich (Blaise Pascal), la pièce a été reprise en 2007 au Théâtre de l'Œuvre dans une mise en scène de Daniel Mesguich, avec Daniel Mesguich (Descartes) et William Mesguich (Pascal), son fils.
Il s'agit d'un dialogue entre les deux philosophes suite à un véritable entretien qu'ils auraient eu en 1647, mais dont rien n'a jamais prouvé.
Daniel Mesguich est né à Alger en 1952. Après l'Algérie, il passe la fin de son enfance à Marseille où il prend ses premiers cours de théâtre.En 1970, à dix-huit ans, il est admis au Conservatoire national supérieur d’Art dramatique de Paris où il suit l'enseignement d’Antoine Vitez et de Pierre Debauche. Il y revient comme professeur en 1983. Le 30 octobre 2007, il en a été nommé directeur.En 1974, il fonde sa compagnie, le Théâtre du Miroir. De 1986 à 1988, il dirige le Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis et, de 1991 à 1998, (La Métaphore)/Théâtre national de Lille. En 1998, il crée une nouvelle compagnie : Miroir et Métaphore.
Tout d’abord, la scène se passe dans une cellule monacale. Cette cellule était très simple, elle comportait uniquement une table au centre, une chandelle et une radio, élément anachronique bien sûr...
De plus, la cellule était uniquement éclairée par la chandelle ; donc la pièce dans laquelle ils se trouvaient n’était pas très éclairée. Cela donnait une ambiance assez lugubre. Cette caractéristique va être confirmée par l’atmosphère qui règne entre les deux personnages. Puis nous avons pu voir que le son était important dans cette pièce étant donné les coups de tonnerre qui symbolisaient la fin des scènes, mais aussi ponctuaient les moments de tension entre les deux personnages.
Enfin, Daniel Mesguish avait l’air plus expérimenté que son fils William ; ce dernier paraissait plus maladroit dans son jeu, manifestement en raison de son jeune âge. Mais cela n’empêche pas qu’il ait bien représenté Pascal par l’impression de naturel qu’il nous donnait. En effet, il arrivait bien à transmettre cette sensation de mal être constant que ressentait Pascal à cause de sa maladie.
Dans cette pièce, il y avait une volonté de Jean-Claude Briseville de simplifier les idées des deux philosophes dans un but pédagogique. De plus, les acteurs étaient très à l'aise dans leur rôle respectif et l’affrontement entre les acteurs était très bien rendu, ainsi que leur caractère. Pascal avait un caractère beaucoup plus agité, contrairement à Descartes qui était très calme. De plus, on arrivait bien à savoir quand on changeait d’actes et de scènes grâce au coup de tonnerre qui manifestait l’ambiance entre les deux personnages. Nous avons dans l'ensemble apprécié cette pièce de théâtre d’une part parce que le thème général nous intéressait, d’autre part parce que les acteurs jouaient très bien .
UN FILM QUI EST LE FILM FETICHE DE L'UNE D'ENTRE NOUS...
Requiem for a Dream

Requiem for a Dream est un film de Darren Aronofsky, réalisateur né à Brooklyn le 12 février 1969. Il s’épanouit dans une famille juive, mais abandonne vite la religion pour l’art. Il va à Harvard et y étudie les techniques de réalisation et d’animation. C’est en 2000 que Requiem for a Drea m va sortir et remporter un énorme succès. Ce film devient culte pour toute une génération.
Requiem vient du Latin et signifie « repos éternel », en effet, pris dans leur rêve de vie meilleure, Harry (Jared Leto), sa mère Sara Goldfarb (Ellen Burstyn), sa petite amie Marianne (Jennifer Connely) et leur ami Tyrone (Malron Wayans) vont se lancer dans une quête du paradis terrestre au rythme de fixes d’héroïne, de rails de cocaïne et de prises d’amphétamines. Cette recherche va les mener dans une lente mais certaine descente en enfer.
Ce film peut être divisé en trois parties :
Le premier tiers montre la banalité des vies sans intérêt de personne « inutiles » aux yeux du monde dans un quartier new-yorkais où la vie est rude. On y voit des immeubles, anciens et mal entretenus, des vieilles femmes se faisant bronzer au bas d'immeubles miteux et de jeunes trafiquants. Dans cette partie, les héros ont une note d’espoir, l’insouciance règne et la drogue leur apparaît comme un plaisir anodin, la dépendance y est minime.
La mère du héros, veuve, rêve de passer dans son émission préférée, tandis que Harry et Marianne vivent dans un joli appartement payé par les parents de celle-ci. Tyron et Harry commencent leur trafic.
La suite est moins idyllique. La dépendance s’installe, les personnages chutent à force des prises, Sara Goldfarb commence sa lente descente aux enfers en débutant un régime qu’elle entreprend pour entrer dans sa robe rouge à l’aide de « pilules magiques » qui s’avèreront être des amphétamines. Harry se rend compte de la situation de sa mère, il veut l’empêcher, de se détruire, lui fait la morale, lui parle de dépendance alors que lui-même est dans le même cas. Le marché des stupéfiant devient plus difficile, la drogue commence à manquer. Les relations entre les personnages deviennent tendues, les rêves s’effacent doucement.
La dernière partie du film est apocalyptique, l’enfer est là. Nous avons l’image des toxicomanes en état de manque : tout tourne, tout est machinal, le spectateur est angoissé. Les rêves sont brisés. La mère part en sismothérapie, le fils à l’hôpital, Marianne se prostitue, et Tyron est en prison. Tout file, on ne peut plus revenir en arrière, tout s’accélère au rythme de la musique.
Quand tout se calme enfin, tout est fané.
Il y a la présence tout au long du film de drogue synthétique, mais il y a aussi et avant tout la « drogue » de l’amour : pour Sarah, celui de son fils, de son défunt mari et de la télévision ; pour Harry, celui de sa famille, de sa mère, de Marianne ; et, pour Tyron, l’amour pour sa mère qu’il aurait voulu rendre fière. La chute était inévitable.
Ce film a un scénario et une mise en scène hors du commun, le spectateur est happé par les histoires de chaque personnage auxquels il s’attache, histoires = qui sont mises en parallèle les unes avec les autres. Tout colle à merveille, les bruitages, des acteurs excellents, des images sans violence mais qui choquent et restent tout de même gravées et une musique, simplement magnifique, que l’on n'oublie pas. Généralement, le spectateur reste bouleversé. Requiem for a Dream est un film intense, hypnotique, c’est une véritable prise de conscience sur la drogue et ses dangers. Il demeurera indémodable. C’est un film qui mérite vraiment d’être vu.
UN LIVRE QUI NE PEUT QUE VOUS PLAIRE...
Parfois, il suffit de tomber par hasard dans une librairie sur Le Livre qui vous fera rêver, celui que peut-être vous attendiez depuis un moment, celui qui vous fera sortir de la monotonie de votre vie. C’est ce qu’il m’est arrivé. Je ne connaissais pas, jamais entendu parler. Je fus frappée par la couverture, je n’ai pas lu la quatrième de couverture, je l’ai acheté, je suis rentrée et je l’ai lu, puis relus.
Fascination (« Twilight ») est le premier tome d'une saga de Stéphanie Meyer, racontant l'amour impossible, une sorte de revisite du Roméo et Juliette de Shakespeare entre Edward Cullen, un vampire, et Bella Swan, simple humaine.
Isabella (alias Bella), dix-sept ans, décide de quitter l'Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, pour s'installer chez son père. Elle croit renoncer à tout ce qu'elle aime, certaine qu'elle ne s'habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l'anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edward, lycéen de son âge, d'une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable aux humeurs si changeantes ? À la fois attirant et hors d'atteinte, Edward Cullen n'est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine.
A travers le livre, des notes culturelles sont présentes : en effet pour ses cours de littérature, Bella doit lire Macbeth de Shakespeare, ainsi que Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë qui est de loin son livre préféré, beaucoup d'allusions seront faites à ce livre.
Afin de chasser Edward de ses pensées, elle décide de relire une œuvre de Jane Austen. Elle écarte Orgueil et Préjugés car elle l'a déjà relu récemment ; son choix se porte alors sur Raison et Sentiments qu'elle abandonne bientôt puisque l'un des personnages s'y nomme Edward. Finalement, son choix s'arrête sur Mansfield Park, qu'elle ne lira pas non plus à cause du prénom Edmund qui ressemble trop à celui d'Edward. Bella cite également des passages de Roméo et Juliette de Shakespeare pour exprimer sa détresse. Elle doit également étudier La Ferme des animaux d'Orwell, pour un cours
La musique a aussi sa place :Clair de Lune de Claude Debussy, c'est la musique qu'écoutent Bella et Edward quand Edward ramène Bella chez elle suite à son malaise en cours de science, ainsi qu'un CD d'un groupe inconnu que Bella écoute pour se sortir Edward de l'esprit (on peut voir sur le site officiel de Stephenie Meyer que le groupe est Linkin Park). Il y a également sa berceuse, la mélodie que Edward lui a composée au piano. Mais on peut également citer la mélodie d'Esmée, la première composée par Edward qu'il joue lors de la visite de Bella chez lui, ainsi que les nocturnes de Chopin.
Le fantastique est un genre littéraire fondé sur la fiction, racontant l’intrusion du surnaturel dans un cadre réaliste, autrement dit l’apparition de faits inexpliqués et théoriquement inexplicables dans un contexte connu du lecteur, ressemblant au merveilleux mais différent tout de même. On considère souvent le fantastique comme très proche de la science-fiction. Néanmoins, d'importantes différences les distinguent : la science-fiction ne relève pas du surnaturel, et se veut rationnelle. Les récits faisant appel au surnaturel abondent dans la littérature mondiale, et cela depuis des temps immémoriaux, sous forme de contes comme les Mille et une nuits ou les contes de fées, ou rejoignent l’épopée comme dans les légendes arthuriennes. Le conte merveilleux traditionnel fournira à la littérature fantastique la plupart de ses thèmes. Mais la véritable source du genre fantastique est le roman gothique anglais de la fin du XVIIè siècle. Outre l'apparition des thèmes propres au fantastique (les fantômes, le Diable, les vampires) ces romans caractérisés par une atmosphère d'horreur plus prononcée introduisent l'ambiguïté caractéristique du genre. La lecture de textes fantastiques provoque souvent - mais non nécessairement – un sentiment de peur ou d'angoisse. Ainsi, le propre du fantastique serait de révéler des choses habituellement cachées, des choses que nous ne voulons pas voir : le sang, les cadavres, la nuit, les ruines. La psychanalyse interprète volontiers le genre fantastique comme l'expression de désirs sexuels inavouables. Il est relativement facile en effet d'associer à chacun des thèmes du fantastique une forme de sexualité anormale : ainsi, la sorcellerie équivaut à la nymphomanie, le vampirisme au sado-masochisme etc.
L'adaptation fidèle Difficile de respecter l'oeuvre, pourtant certains cinéastes tentent l'impossible. C'est le cas par exemple de Madame Bovary de Claude Chabrol et de Germinal de Claude Berri. Malgré leurs efforts pour retranscrire le roman en images, le film n'est pas une adaptation totalement fidèle, et ce pour trois raisons :
- Le langage des images ne reflète pas le langage des mots. Par exemple, les ellipses au cinéma (flash-back, fondus) qui représentent le temps. Ainsi, il y a un décalage réel entre une scène racontée et une séquence de film.
- Un film de 2 heures ou plus ne peut pas reprendre tous les événements et les gestes d'un récit de 300 pages. Le cinéaste doit donc faire des choix.
- Enfin, en adaptant, le cinéaste propose sa lecture, sa vision de l'œuvre, son interprétation. D'ailleurs, comme le dit Proust dans A La Recherche du temps perdu : "Chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même". L'adaptation fidèle reste donc une mission impossible.
L'adaptation libre Contrairement à l'adaptation fidèle où le cinéaste tente de respecter l'oeuvre, l'adaptation libre, elle, permet au réalisateur de s'inspirer du livre tout en revendiquant le droit de le modifier. C'est ce que fait par exemple, René Clément avec "L'assommoir" d'Emile Zola, quand il filme l'un des personnages principaux, Gervaise (1955) ou Luchino Visconti adaptant Le Guépard de Lampedusa. Le résultat de l'adaptation libre est incertain. Elle est capable du meilleur comme du pire, car en revendiquant le droit de ne pas être fidèle, le cinéaste retrouve son univers : la liberté de créer des images originales. Il renouvelle le regard de l'écrivain et apporte un nouveau souffle à l'oeuvre. Ainsi, le roman n'a plus qu'à éspérer qu'un bon cinéaste l'adapte.
La transposition C'est le cas le plus original d'adaptation car il permet de recréer une oeuvre. Le cinéaste a lu le roman mais décide de le réécrire entièrement, avec de multiples modifications comme des scènes inédites. C'est ce que fait, par exemple, Dieterlé en 1939 avec "Notre-Dame de Paris"; mais aussi Manuel de Oliveira pour "Madame Bovary". Ainsi, pour l'adapter, le cinéaste a d'abord écrit un scénario du roman de Flaubert, puis il demande à une romancière portugaise d'en tirer un roman. Résultat : l'intrigue se déroule de nos jours au Portugal. Enfin, il en extrait un scénario original et réalise un chef-d'œuvre.
Quelle que soit la solution, l'adaptation littéraire ne cesse de se développer. Cet essor conduit à un moyen pour comparer le roman au film. Qui est le meilleur ? En fait, c'est un faux problème. Tous ceux qui concluent que le talent de l'écrivain est supérieur à celui du cinéaste, oublient les chefs-d'œuvre du cinéma tirés de médiocres oeuvres littéraires, notamment le Barry Lyndon de Kubrick bien supérieur aux mémoires de Thackeray. Il y a des génies et des "petits" artistes au cinéma comme en littérature, en musique, en peinture.
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Le snowboard
L’histoire du snowboard est difficile à cerner car il n’y a pas eu d’invention réelle du premier snowboard. Les premiers « riders » glissaient sur toutes sortes de planches allant du simple plateau de cuisine en passant par la luge et sur une planche de bois.
Voici quelques dates importantes dans l’histoire du snowboard :
1970 : Dimitrije Milovich, surfer de la côte Est américaine, commence à développer un prototype de snowboards basé sur un modèle de surf.
1975 : Dimitrije Milovich crée Winterstick, première marque de snowboard.
1977 : Jake Burton Carpenter, habitant du Vermont, travaille comme barman la nuit, et sur des prototypes le jour. Peu après, il créé Burton Snowboards.
1980 : Les technologies du ski sont importées dans le snowboard par Burton et Winterstick. Leurs nouveaux modèles ont une semelle P-tex. Parallèlement, de nouvelles marques se créent : Avalanche, Barfoot, Sims.
1986 : Régis Rolland, un Français, importe le snowboard en Europe, et tourne dans un film : Apocalypse Snow. Toute une génération européenne de snowboarders suivra ses pas. Les championnats suisses, à Saint-Moritz sont la première compétition de snowboard en Europe.
1992 : Au même moment, on voit débarquer un adolescent norvégien du nom de Terje Haakonsen. Il suivra le circuit de half-pipe et gagnera absolument tout de 92 à 97 : 5 fois champion d'Europe, 3 fois vainqueur de l'U.S Open, 3 fois champion du Monde, 2 fois vainqueur du circuit Coupe du Monde, et de la quasi-totalité des contests auxquels il participe à cette époque. Mais bien au-delà cela, il est un modèle de style et de technique pour tous.
1994 : Début d'une longue rivalité entre deux fédérations et deux circuits concurrents ; la FIS (ski), et l'ISF (International Snowboard Federation). L'ISF possède la légitimité, la FIS les moyens financiers.
1998 : Même si cela n'est pas du goût de tous les snowboarders, le snowboard fait son entrée aux Jeux Olympiques. Gian Simmen, un Suisse, devient le premier champion olympique de snowboard.
2002 : Terje Haakonsen crée le Ticket To Ride (TTR) World Snowboard Tour, une association à l'écoute des riders qui a pour but de faire évoluer le snowboard. Elle regroupe des événements de snowboard fresstyle indépendants, tous cotés d'un certain nombre de points dans le but de couronner en fin de saison le champion du TTR World Snowboard Tour.
La composition d’une planche de snowboard
Les planches de snowboard ont beaucoup évolué. Quand on a commencé avec Octopuss (une grande marque de snowboard), ce n'étaient que des contre-plaqués avec de la peinture, des carres et des fixations. Puis sont arrivés les noyaux en bois, la résine, le PVC, les mousses, les monocoques, ... Les découpes ont également évolué.
Voici donc de quoi se compose une board. Au sein de notre planche, le noyau. Il peut être en bois (à préférer), en mousse, ou toutes autres technologies. Grâce à sa répartition et à son épaisseur, c'est lui qui contrôle la flexion de la planche.
Puis plusieurs couches de résines, de carbone entourent notre noyau et forment les spatules et autres variations de la planche. Peuvent s'y inclurent du métal, et les inserts des fixations.
Sur le dessous de la planche sont positionnées les carres, la semelle, et les diverses plaques d'aluminium.
Sur le dessus, on trouve la déco, et les films de PVC transparents qui protègent la planche et les champs.
Ces divers matériaux sont incorporés dans un moule, sous presse, le tout collé à la résine le plus souvent, et maintenu à plusieurs dizaines de degrés Celsius pour accélérer le collage.

Les différentes planches
Les planches de carving (ou de vitesse)
Ces planches sont très rigides et, grâce à elles, on peut faire des virages très serrés, prendre de gros appuis ; en revanche, ce sont des planches très techniques. Elles ont une forme très allongée, fine et leur spatule ainsi que leur talon sont plus pointus que sur les autres planches.
Les planches de freestyle
Elles sont conçues pour passer du temps en l’air et faire des rotations. Elles sont plutôt courtes, pour plus de maniabilité. Elles sont également plus souples mais légèrement plus lentes ; elles sont donc conseillées pour débuter et progresser. On les utilise généralement dans les snow parks et en jib.
Les planches de freeride
Elles sont faites pour tracer des lignes dans la poudreuse mais aussi sur les pistes damées. Elles sont plus rigides et plus longues que les planches de freestyle mais plus étroites afin de faire des virages plus précis.
La photo ci-dessous, nous montre les trois types de planches. (De gauche à droite : planche de carving, planche de freestyle et planche de freeride).

ET POUR TERMINER SUR UNE NOTE PLUS SERIEUSE, UN FILM EN ANGLAIS...
Bread and Roses

Il s’agit d’un film de Ken Loach, sortI au cinéma le 25 octobre 2000, traitant de l’immigration des Mexicains aux Etats-Unis, que nous avons pu voir et qui a plu à l’ensemble de la classe.
Ken Loach est un cinéaste britannique, ancien étudiant en droit, qui après avoir connu quelques succès dans la mise en scène théâtrale, s’est lancé dans une carrière à la télévision. Il a ensuite réalisé des films pour le cinéma, sans abandonner son activité pour le petit écran. Il est un des pionniers du cinéma réaliste anglais. Il s’attaque à différents sujets engagés dans ses films, tels que l’exploitation que subissent les immigrés clandestins dans le film dont nous allons vous parler.
Le personnage principal de ce film est Maya, une jeune Mexicaine qui vient rejoindre sa sœur, Rosa, à Los Angeles. Toutes deux sont sans-papiers et ont réussi à passer la frontière grâce à des passeurs. Rosa est employée chez Angel cleaning services. C’est une société qui emploie des clandestins afin qu’ils fassent le ménage dans un des buildings les plus importants de Los Angeles. Les employés de cette compagnie travaillent dans des conditions inacceptables : chef de service odieux, aucune protection sociale, salaire misérable, licenciement abusif.
Maya va rencontrer Sam, un jeune Blanc qui travaille dans une association appelée « justice for the janitors » qui lutte afin que les femmes de ménages soient syndiquées. Au début, les gens sont méfiants et ne veulent pas se rebeller de peur de perdre leurs emplois, mais Sam et Maya vont réussir à les convaincre.
Ce film relate bien la situation des Mexicains qui immigrent aux Etats-Unis et nous vous conseillons de le visionner à votre tour afin de vous rendre compte des difficultés des clandestins aux Etats-Unis et de la manière dont ils sont exploités.

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dimanche, 25 janvier 2009
CANETON N°1 (08/09)
LE VOYAGE EN SUISSE DES CLASSES DE PREMIERE
Musée d’Art et d’Histoire
Le musée d’Art et d’Histoire est situé à Genève. C’est l’un des plus importants musées de la Suisse. Il englobe plusieurs domaines comme l’archéologie, les beaux-arts et les arts appliqués qui retracent l’Histoire allant de la préhistoire à l’époque contemporaine. Il y a des expositions permanentes et des expositions temporaires.
Genève est la seule ville suisse ayant un musée encyclopédique, qui témoigne de toute la culture occidentale, de ses origines à aujourd’hui.
Nous avons vu le nouvel accrochage datant du 9 septembre qui se trouve dans la catégorie des beaux-arts. Cette représentation nous a permis de découvrir des œuvres majeures telles que La Déploration du Christ de Luigi De Donati, et Les Pestiférés implorant la Protection de Saint Charles Borromé de Jacques Blanchard.
Nous avons également vu l’exposition temporaire des Alpes au Léman datant du 26 octobre. Cette exposition est dédiée au mode de vie des communautés préhistoriques vivant dans la vallée du Rhône et sur les rives du lyonnais.
D’autres expositions étaient ouvertes au public telles que celles de Monet, des collections de sculptures, d’estampes, de dessins, d’arts appliqués et d’archéologie.
En conclusion, nous avons eu de bonnes impressions de ce musée que nous avons trouvé très enrichissant.
La fondation de l’Hermitage : la peinture italienne
La maison de la Fondation de l’Hermitage a été construite entre 1842 et 1850 par Charles - Juste Bugnion avec l’aide de l’architecte Louis Wenger. Elle a deux objectifs : tout d’abord, elle fait connaître la belle demeure lausannoise du XIX ème siècle, et elle assure le développement d’un musée dans le domaine des Beaux-Arts.
Quand nous sommes allés visiter le musée de la fondation de l’Hermitage, nous avions affaire à une exposition temporaire sur la peinture italienne qui regroupe des œuvre de plusieurs artistes qui ont vécu de la Renaissance au XVIIIè siècle. Ces tableaux traitent surtout des thèmes religieux auxquels nous allons nous intéresser, tant dans leur évolution que par rapport aux décors qu'ils mettent en scène.
Tout d’abord, le thème principal des œuvres des peintres italiens de la Renaissance était la religion. On trouvait de très nombreuses « Vierges à l’enfant » qui ont d’ailleurs évolué au fil du temps, car les artistes au départ ne représentaient pas la relation mère-fils ; mais ils ont ensuite montré cette complicité, notamment le peintre Titien qui mettait en scène un véritable dialogue entre la mère et son fils. Les artistes de l’époque peignaient également des Saints tels que Saint Sébastien, qui fut notamment évoqué par Raphaël, mais aussi des scènes bibliques telles que des scènes de baptême. On constate enfin que les artistes utilisaient des symboles qui faisaient référence à la religion, telle la rose mystique pour la Vierge, ou encore la flèche pour représenter Saint Sébastien. Mais on constate qu’au fil des années, les peintres sont passés du sacré au profane, en mettant en scène l’homme au centre de leurs œuvres, et non plus Dieu.
A partir du XVIè siècle, le portrait prend de plus en plus d’importance. Il représente les trois âges de la vie : l’enfance, la jeunesse et la vieillesse. L’artiste Moroni peint la vieillesse avec beaucoup de pudeur. Au XVIIè siècle, on a un approfondissement du réalisme : on peint les hommes avec leurs défauts, et l'on ne cherche plus à atteindre un idéal de beauté.
Les décors ont également évolué. En effet , quand les artistes ont commencé à s’intéresser au portrait , ils les peignaient sur un fond noir ou sombre, alors qu’au fil des siècles, ils ont ajouté des décors en arrière-plan, notamment des paysages.
BALTHUS A LA FONDATION GIANNADA
BALTHUS , est un peintre français qui est né à Paris , le 29 Février 1908 et est décédé à Rossinière le 18 février 2001 ; il est d’origine polonaise .C’est un peintre figuratif conservant le chevalet comme support , il s’affranchit rapidement des courants avant-gardistes de l’époque. Il est d’ailleurs peu reconnu de certains milieux . Des amis comme Artaud ou Camus, pour qui il réalise les décors de La Peste au théâtre, célèbrent pourtant pour la beauté de ses toiles, des jeunes filles nues et indifférentes aux regards des voyageurs qui pèsent sur leur corps et constituent , en effet, un motif récurrent dans l’œuvre. Il a souvent été suspecté de pédophilie à cause de ses œuvres car les experts interprètent trop, selon lui, qui réfute bien sûr cette accusation. L’artiste dans ses œuvres souligne la solitude humaine . Dès son enfance , il a été entouré par des peintres . Il va très souvent s’identifier au chat qui est un animal érotique. C’est un peintre qui est influencé par impressionnisme (Renoir , Monet).
En 1924, il va peindre Antoinette qui a été la première femme qu’ il a aimée . Cette même année, elle doit se marier et il le vit très mal. De cette déception va naître une dépression qui aura pour conséquence de lui faire peindre des œuvres magnifiques .Il va s’inspirer de Lewis Caroll, le créateur d'Alice au Pays des Merveilles. Balthus peignait lentement car il voulait que ses œuvres soient parfaites et reprenait souvent ses tableaux.
Dans ses oeuvres, il présente ses personnages lorsqu’ils sont enfants car, pour lui, les enfants sont des anges envoyés d’En-Haut. Il peint également des adolescentes, car l’adolescence représente l’éveil du corps ; c’est la période où l'on se cherche et c’est l’éveil de l’âme en même temps que celui du corps? De plus, c’est le passage de l’enfance à l’âge adulte.
Il se croit encore jeune et a du mal à assumer son âge . Beaucoup de ses tableaux ont été peints à Chassi où il a vécu des choses magiques. C’est à cette période qu’il va changer de techniques de peinture , il utilise un procédé qui rend sa peinture plus mate, et mélange la peinture avec du plâtre…
Dans ses œuvres, il y a une atmosphère paisible, mais qui est interrompue par des éléments montrant qu’il y a de la violence à travers l’atmosphère calme. Cette violence, dans ses tableaux, est en devenir : il y a une sorte de menace . La grâce le charme, sont suivis d’une ruine de l’apparence.
Il est attiré par le théâtre et l’illusion ; c’est son côté jeu de l’enfance qu’il a gardé dans ses tableaux. Il n’aime pas que son travail soit vu avant d’être terminé et observe beaucoup ce qui l’entoure . C’est un homme très intérieur ; c’est pour cela qu’on a du mal à le comprendre. La beauté, selon ses dires, doit se découvrir peu à peu comme une fleur qui s’épanouit . Il pense également que l’Homme a peur de l’autre et de la vérité. Il a été très inspiré par des maîtres aussi variés que Manet, Pietro de la Francesca . Son talent va être reconnu lorsque Malraux le nomme Directeur de la Villa Médicis à Rome de 1961 à 1976 , puis lors des rétrospectives qui lui consacrent le Centre Pompidou à Paris et le MOMA à New York entre 1924 et 1984 .
Quelques oeuvres de Balthus
Une sorte de jeux mystérieux se déroule à l’intérieur de ses oeuvres : on y voit des adolescentes à l’orée de la puberté dans des position non naturelles, exagérées et généralement érotiques, que Balthus semble surprendre en état d’extase. celle-ci apparaissent avec le côté « pur », gracieux d’une adolescente, mais le peintre en laisse aussi apparaître ce désir, cette image de l’érotisme. Le peintre affirmait que toutes ses figures féminines étaient des anges.
Balthus aimait les chats, c’était son animal fétiche . On les retrouve dans beaucoup de ses œuvres, il s‘était proclamé leur roi ; c’est un animal énigmatique, gracieux et si tendre, mais en même un félin, sauvage et indépendant qui exprime une certaine sensualité, un mystère...
Dans les années 1930, la cruauté et la sexualité explicite de certaines de ses toiles choquaient. Aujourd’hui, c’est cette idée de pédophilie cachée qui met tout le monde mal à l’aise. A la fin de sa vie, Balthus, obsédé par la beauté comme personne, a dû se défendre de cette attirance pour l’enfance et l’adolescence. Les formes d’une petite fille ou d’une adolescente sont pures, encore intactes. […] Je pense que l’érotisme qu’on trouve dans mes tableaux est dans l’œil, l’esprit ou l’imagination de la personne qui les regarde.

Le Chat de la Méditerranée. Huile sur toile, 1949.
Le Chat de la Méditerranée à été réalisé par Balthus en 1949 ; c'était une enseigne peinte pour le restaurant
“ La Méditerranée “ place de l’Odéon, où il venait manger avec ses amis Eluard, Camus, Malraux, Giacometti… Sur ce tableau, on retrouve le fameux chat ; il semble agressif , couvert en l’air, sans doute un autoportrait de lui... Une jeune fille semble dans la détresse en second plan. Ce tableau nous place dans un univers fantastique, le poisson paraît atterrir directement dans l’assiette via l’arc en ciel, les couleur s sont assez pastelles dans l’ensemble.

Balthus, Thérèse rêvant, 1938
Les jeunes filles que peint Balthus sont en quelque sorte des anges en « mutation. » ; elles sortent du paradis des enfants pour entrer dans le monde des ambiguïtés, du désir, des envies, de la convoitise… Balthus est le « voyeur » de ce passage, il représente une sorte de non-dit lourd de sens. Ces jeune fille- là rêvent, elles fuient, cette sensualité évoque cette fuite que nous captons grâce à Balthus.
Ici, Thérèse rêvant parait la jambe levée, laissant voir la culotte de l’adolescente, son visage est éclairé, on remarque que la jeune fille a l’air en extase. Le chat est à ses cotés, toujours fidèle à son poste d'observation, comme le peintre lui-même.;;
Balthus est un peintre ambigu, il s’est créé son propre univers. Le calme de ses couleurs claires cache une violence prête à éclater, il y a une tension profonde dans ses toiles. Ainsi, une oeuvre de Balthus semble douce et sereine au premier regard mais, ensuite, on comprend vite qu'il y a plus derrière tout cela ; on est troublé par ce silence, ce calme trop parfait...
Musée de l'appareil photographique.
« Le musée de la photo », qui se trouve à Vevey, retrace l'histoire de l'appareil photographique.
L'histoire de la photographie (mais pas son invention), commence, au IIIe siècle avant J-C lorsqu' Aristote découvre le principe de ce qu’on appellera plus tard, bien plus tard, la chambre noire. Il s'aperçoit, que la lumière du jour, en pénétrant dans une pièce obscure par un petit trou, projette sur le mur opposé l'image inversée de ce qui est placé à l'extérieur, devant le petit orifice. L'appareil photo d'aujourd'hui en est l'application, avec quelques perfectionnements de plus.
Mais le premier à pouvoir l'expliquer fut Léonard de Vinci (1452-1519).
L'inversion de la photographie est due au Français Nicéphore Niepce il y a 170 ans. La Suisse a également connu des précurseurs dans ce domaine, tels que Pierre-Louis Guignard, Andréas Friedrich Gerber ou Johan Baptist Isenring, à qui le Musée a accordé une place de choix au tout début de l'exposition. Viennent ensuite les premières inventions dans l'art de la capture de l'image qui sont nombreuses, notamment en ce qui concerne les négatifs.
Dans les débuts de la photographie, les photos étaient en papier et s'appelaient talbotype ou calotype (1841-1850) ; mais très vite on s'aperçut qu'il valait mieux employer des plaques de verre qui, grâce à leur transparence, donnaient des photos plus nettes ; on inventa aussi d'autres supports comme les négatifs à l'albumine, aussi appelés niepcétopie entre 1847 et 1860 ou encore les négatifs au collodion humide employés entre 1851 et 1885, inventés par Frederick Scott Archer.
En entrant dans ce musée, les regards se posent sur trois appareils insolites ; ils ont une forme de soucoupe et sur le dessus de deux d'entre eux, on peut distinguer une bougie et un boulon. Nous avons été stupéfaits en essayant de saisir l’objet qui n’était en fait qu’une illusion d’optique. La légende explique que ce procédé s'appelle la lanterne magique et que le boulon ou la bougie visibles sur le haut étaient en fait la projection de ce qui se trouvait à l'intérieur. Un schéma explique que, dans ces boîtes, une lumière venant du dessous va percuter la paroi supérieure une fois, puis se répercuter sur celle de dessous pour enfin sortir par une petite vitre au sommet où elle laisse apercevoir l'image de l’objet original.
On peut y trouver les tout premiers appareils Reflex qui permettent la visée à travers un objectif, les appareils espions, dans une canne, dans un sac à main ou en forme de montre, les premiers flashs, qui ne servaient qu'une fois et qui étaient gros comme des ampoules électriques ; mais aussi une chambre avec le matériel d'époque servant à se faire prendre en photo., avec des appuie-tête et appuie-corps qui servaient à garder les sujets immobiles le plus longtemps possible, car le temps d'exposition était très long et, si l'on bougeait, le cliché était flou. Voilà pourquoi, sur ces photos, les yeux ne sont jamais nets, car on ne peut pas garder longtemps les paupières ouvertes. La première image en mouvement figée (2 millièmes de seconde) a été inventée par le peintre suisse Guido Sigriste en 1898. Tout au long de l'exposition permanente se trouvent de petites énigmes, toutes reliées entre elles. Cette « chasse au trésor » est appelée « l'énigme de la chambre noire ». Elle sert à attirer l'attention des plus jeunes tout en leur apprenant des choses sur l'histoire de la photographie.
Finalement la photographie a toujours été en relation avec ses arts voisins tels que le cinéma, littérature ou encore l’art pictural.
LE MUSEE JENISH
Biographie de Balthasar Burkhard
Balthasar Burkhard, né en 1944 près de Berne en Suisse, est un photographe plasticien qui découvre sa vocation pour la Photographie très tôt, lorsque son père lui offre son premier appareil photo. Il entre en contact avec des artistes dès 1960. Il fait sa première exposition, une exposition collective, au Kuntmuseum de Lucerne. Il s’installe en 1974 à Chicago. Il y fait sa première exposition personnelle. Il séjourne ensuite au Japon en 1987. De retour en Suisse, il fait un grand nombre de collaborations et expose dans les musées les plus prestigieux (de Genève, Paris, Milan, Tokyo…). En 1997, est établie sa première rétrospective, Eloge de l’Ombre au musée Rath à Genève.
Présentation de l'exposition
Celui qui a déjà longuement observé une photographie de Balthasar Burkhard, ne perçoit plus le monde de la même manière. Des morceaux de corps très agrandis – bras veinés, pieds cambrés, nuque fragile ainsi que des paysages de villes immenses ou encore forêts tropicales, chaque image que l’artiste photographie et modifie depuis près de quarante ans possède le pouvoir d’entraîner le spectateur dans un monde en noir et blanc aux dimensions démesurées. C’est cet univers photographique que le musée Jenisch de Vevey présente au public.
Depuis près de quarante ans d’activité, Balthasar Burkhard a entamé ses recherches à la fin des années soixante. L’exposition présentée est une forme de rétrospective qui nous apparaît par des contrastes de genres, de thèmes et de traitements, et elle montre au visiteur l’œuvre d’un photographe qui, depuis toujours est obsédé par la matière.
Le format gigantesque s’associe aux différents gris : montagnes, déserts, forêts, vagues, animaux ou fragments de corps, qui frappent le regard par leur complexité de recherche. À l’instar du peintre et dans le secret de l’atelier, l’artiste porte une attention particulière à la naissance de son œuvre, depuis le sujet rêvé jusqu’à sa création finale, en passant par la prise de vue, le choix du format ou encore le grain de l’image.
L’exposition :
Par son titre : Reconnaissances, l’exposition consacrée à Balthasar Burkhard recompose la diversité d’un parcours artistique entamé à la fin des années soixante. Il paraît utile de s'efforcer de relier les photographies entre elles, car c’est la première façon de « reconnaître » l’exposition. La façon dont sont disposées ces différentes œuvres les met en scène, les théâtralise. Toute cette exposition est en réalité le fruit de plus de quarante ans de travail de l’artiste. Fragments corporels, animaux grandeur nature, paysages majestueux, toutes ces photographies sont aussi des hommages rendus par le photographe à la peinture..
A l’intérieur de cette exposition, la présentation de la totalité des héliogravures réalisées par Burkhard forme un des points importants de l'ensemble ; ces quelques trente estampes nées d’une technique extrêmement minutieuse montrent parfaitement la technicité et la complexité de l’artiste.
L’exposition s’est faite sur des prêts de particuliers, du Fonds régional d’art contemporain d’Alsace, du Musée de Grenoble, du Musée d’Art Contemporain du Grand Hornu en Belgique, du Kunstmuseum de Berne et de la galerie Tschudi à Glaris.
Les œuvres :
Le musée Jenisch de Vevey :
Consacrée à l’artiste suisse Balthasar Burkhard, l’exposition organisée par le Musée Jenisch de Vevey en collaboration avec le Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg où elle a fait étape cet été, nous remémore le parcours d’un photographe connu mondialement. Paysages monumentaux, fragments corporels fortement agrandis figurent parmi les 80 œuvres réunies pour cette occasion.
MAMCO
Ouvert en 1994, le musée développe à Genève une forme nouvelle d'espace consacré à l’art de notre époque. Il se fonde principalement sur douze principes :
1) Il est conçu comme une exposition globale qui alterne expositions temporaires et présentations des collections renouvelées assez régulièrement
2) Les formats d’accrochage et types d’espaces évoquent l’histoire de ce musée et les différents styles d’exposition (on passe de l’appartement du collectionneur jusqu’à la cellule ou la crypte)
3) Il y a une insistance sur les espaces consacrés à des présentations monographiques (Oppenheim, Philippe Thomas …) Les artistes eux-mêmes gèrent leurs espaces d’exposition
4) Les œuvres sont rassemblées par thèmes confrontant des artistes d’horizons, de cultures différentes
5) Valorisation des courants peu connus, des artistes à l’écart du marché (Bertrand Lavier, Jim Show, Siah Armajani)
6) Les expositions temporaires sont choisies de préférence plutôt que l’événementiel et sont axées sur les années 1960/1970
7) Les mêmes artistes sont représentés sous des aspects différents de leur travail
8) Une importance particulière est accordée aux artistes suisses, et notamment genevois (Olivier Mosset, Christian Robert-Tissot, Rémy Zaugg)
9) La collection est constituée d’importants dépôts privés, d’artistes, collectionneurs suisses et étrangers
10) Les pratiques utilisées pour instruire grands et petits sont diversifiées, elles sont fondées sur un rapport vivant avec les œuvres
11) Les livres sont plutôt privilégiés par rapport aux catalogues (écrits d’artistes, essais)
12) Est aussi instaurée une politique d’entraide professionnelle avec les institutions et acteurs de la région ainsi qu’un réseau International
Le MAMCO est aussi un style de vie et de travail qui place les artistes au centre du musée.
Actuellement, le MAMCO possède une collection de 3000 œuvres, dont 1300 lui appartiennent. En douze années, il a réalisé plus de 300 expositions. Il est installé dans une usine maintenant désaffectée, sur plus de 4000m² ; les espaces sont ouverts au public et se divisent en 62 lieux. Ainsi, le MAMCO est le plus grand et le plus jeune musée d’art contemporain en Suisse.
L’immeuble dans lequel le musée se trouve s’appelle le Bac (Bâtiment d’art contemporain). Se trouvent aussi à l’intérieur du Bac le Centre d’Art Contemporain et le Fonds d’Art Contemporain de la ville de Genève. Trois fois dans l’année, le musée présente un nouveau moment de la construction permanente de son projet « in progress ». Actuellement, l’intitulé du projet est « rolywholyoer ».
Aussi, le MAMCO développe un centre spécialisé de documentation et d’archives d’artistes qui sont accessibles par rendez-vous
Depuis le 1er janvier 2005, la Fondation de droit public gère le MAMCO, les deux collectivités publiques assurent le support financier du musée. Christian Bernard dirige le MAMCO depuis son ouverture. Les contributions des fondateurs et co-fondateurs ainsi que les mécènes et autres donateurs constituent l’aide apportée à ce musée.
A l’extrémité du loft Don Judd, s’ouvre la porte de l’Appartement. Fidèle reproduction de celui qu’a occupé et aménagé Ghislain Mollet-Viéville au 26 de la rue Beaubourg à Paris de 1975 à 1991. Collectionneur, agent d’art, G. Mollet-Vieville est avant tout un esthète (personne qui affecte le culte exclusif et raffiné de la beauté formelle), qui a consacré, dès la fin des années soixante, son activité professionnelle à l’art minimal et à l’art conceptuel.
Siah Armajani
Siah Armajani est né en 1939 à Téhéran , il vit à Minneapolis .
En Iran, vers 1957, Siah Armajani découvre petit à petit l’art moderne, puis débute les rudiments de la mise en place de son œuvre. L’écriture et le collage donneront les premières données, qui sont inscrites dans la tradition persane autant que dans une esthétique contemporaine . Il est arrivé en 1960 aux Etats-Unis où il poursuit d’abord dans cette voie, réduisant son travail à la seule écriture. Par exemple , il redécouvre all-over une toile ou une chemise de poèmes iraniens qu’il connaît par cœur. La poésie sera une constante ressource de son œuvre. A la fin des années 1960, il se tourne vers l’art conceptuel, auquel son intérêt pour l’écriture et la réflexion théorique l’avait prédisposé. Il assiste alors à des expositions majeures comme Art by Telephone ( 1969, MoCA, Chicago ), Information(1970 , MOMa , New York )ou documenta V(1972 , Kassel ). Cette exposition réunit presque toutes les œuvres qui restent de cette première période et dont beaucoup demeuraient inédites .
C’est en réalité dès 1967 que S. Armajani commence à s’intéresser à l’architecture des ponts , aux structures de l’habitat vernaculaire et à l’idée d’intervenir en dehors des institutions de l’art. En 1974, il décide de se définir comme « artiste public ». A partir de là, son travail se développe dans l’espace public, par exemple des passerelles piétonnes, des bancs, des jardins ou des chambres de lecture, des kiosques, etc... Son but n’est plus de proposer des objets d’admiration artistique ou esthétique, mais des structures fonctionnelles, des sites utiles dont les spectateurs seront usagers. Son art est plus utile à autrui qu’à l’art en tant que tel., dans la contribution à la liberté de la personne, à sa liberté de pensée, c'est-à-dire déjà en suspens réflectif dans le flux continu des contraintes quotidiennes. Ses œuvres sont des ponts, au sens propre comme au sens figuré, des situations qui font lien, pour se retrouver avec soi ou se tenir ensemble. C’est pour cela qu’elles servent à l’architecture des ingénieurs ou aux cultures populaires plutôt qu’au vocabulaire autorisé des architectes .
Une exposition au musée de S. Armajani ne peut donc que rendre compte de son travail d’intérieur. Ce sont des maquettes, des esquisses ou des projets (qu’ils soient réalisés ou non ), des constructions autonomes (comme des sculptures ou installations) qui orientent sa réflexion sur le sens et les conditions de possibilité d’un art tout entier tourné vers le « commun », qui s’en inspire et qui tend à y contribuer. Intitulée, d’après John Dewey L’art n’est pas le salon de beauté de la civilisation, l’exposition se concentre sur la réimplantation des cinquante maquettes (dont S. Armajani avait fait don au musée en 1995 ) dans un nouvel espace permanent que l’artiste a conçu comme un environnement qui serait également une chambre meublée ou un dispositif d’exposition semi-domestique . Imaginée pour être entièrement complémentaire de la rétrospective présentée il y a onze ans au MAMCO, cette nouvelle exposition regroupe des œuvres récentes et inédites ainsi qu’un large ensemble de pièces qui n’avaient pas été montrées à l’époque .
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dimanche, 08 juin 2008
LE CANETON ILLUSTRE N°4
Anne Poiré Guallino
Dans la perspective du Baccalauréat de français et dans le cadre du projet Soprano subventionné par le Conseil Régional, tous les élèves de 1ere vont rencontrer Anne Poiré.
http://auteurs.arald.org/cgi-bin/aurweb.exe/auteurs/voirb...
I – Biographie
Anne Poiré est née en 1965 ; elle habite à Belmont de la Loire, tout près de chez nous. C’est une écrivaine contemporaine, auteur de romans, de théâtre, de poésie et d’articles divers. On peut qualifier ses œuvres de variées et ludiques, mais elles peuvent aussi conduire à une réflexion poussée sur des questions existentielles. Elle s’intéresse beaucoup à l’art (peinture, sculpture) et travaille souvent avec son mari : Patrick Guallino. Ce dernier est pour sa part un artiste autodidacte qui a débuté à l’âge de quinze ans. Il est dessinateur, peintre, sculpteur. On peut dire que ses dessins ressemblent à ceux d’un enfant. Il se trouve entre deux univers : l’art brut et la figuration libr
II – Résumé d’une œuvre : Cyan@Volubilis
Cyan@Volubilis est l’histoire d’un garçon, Cyan, dont les parents sont peintre et enseignante. Il se sent rejeté comme beaucoup d’adolescents et commence à chatter sur le Net. On peut voir ici le thème des nouvelles techniques de communication. Il y rencontre plusieurs personnes, mais s’attache en particulier à une fille, Volubilis. Cette dernière l’aide dans son travail scolaire : il s’agit du rapport du professeur avec l’élève que connaît bien cet auteur car c’est son métier initial. Cyan lui fait part de son secret, le fait qu’il croit avoir vu un robot vivant. Par la suite, Volubilis disparaît du Net pendant un moment, en raison du décès de son oncle, médecin. Puis, au terme d’une longue attente pour Cyan, ils reprennent contact et procèdent à un échange par la poste, Cyan lui envoie la photo du robot et Volubilis lui fait parvenir un exemplaire de l’une de ses nouvelles. Il s’avère que Cyan a en fait pris une photo de Volubilis. En effet, quand elle était petite, elle a eu un accident puis s’est ensuivie une amputation. Maintenant , elle a beaucoup de mal à se déplacer. Son oncle, peu avant sa mort, l’avait appareillée pour l’aider à surmonter ce handicap qu’elle avait du mal à supporter. Cela nous montre que Volubilis est mal dans sa peau, tout comme Cyan : ce point commun les rapproche. Cyan , malgré tout cela ou peut-être à cause de cela, est tombé amoureux d’elle. La rencontre avec Volubilis via Internet lui a permis de s’ouvrir aux autres, mais aussi de voir qu’il y a des situations pires que la sienne. Tout au long de l’œuvre, on remarque une certaine pudeur de l’auteur, qui fait ici un constat sur les relations au sein de la société, ce dans le contexte d’une littérature de jeunesse.
DERNIERE MINUTE… DERNIERE MINUTE… DERNIERE MINUTE… DERNIERE MINUTE…
Ce vendredi vingt-trois mai après-midi, Anne Poiré est venue nous rendre visite, et ce fut GENIAL !!!... Cette écrivaine enthousiaste a su nous parler avec passion de son métier, de ses personnages, de ses conditions d’écriture, nous permettant au passage de faire de bonnes révisions avant le Bac, notamment à propos des genres littéraires. Elle nous a alléchés en nous lisant quelques extraits de plusieurs de ses ouvrages, complétant ainsi agréablement notre programme de Français, et nous donnant bien sûr envie de lire la suite !...
Ce fut vraiment un moment formidable que ces deux heures intenses passées en sa compagnie ! Peut-être certains d’entre nous trouveront-ils (ou retrouveront-ils) le chemin des livres !!!
UN GRAND MERCI DONC A ANNE POIRE pour nous avoir consacré du temps, et avoir su nous faire partager sa passion pour la littérature, et aussi pour les gens, notamment ceux a qui l’on ne donne pas forcément la parole d’ordinaire…
Les Bonnes
Les Bonnes est une pièce de théâtre écrite par Genet, en 1947. Les bonnes, personnages qui donnent à la pièce son titre, sont Solange (l’aînée, qui semble la plus révoltée) et Claire (qui paraît plus réservée). Ce sont deux soeurs au service d’une riche femme bourgeoise depuis plusieurs années. Ces deux sœurs entretiennent une relation assez ambiguë, peut-être homosexuelle, et s’habillent à tour de rôle des robes de leur maîtresse.I) Jean Genet :
Il est né en 1910 et est un enfant de l’assistance publique. Il connut la prison (accusations pour vol), la prostitution et l’homosexualité. Il écrivit en 1942 son premier poème en prison : Le Condamné à Mort. Il est extrémiste, anarchiste, et fait partie du théâtre de l’Absurde. Il est surtout connu pour ses pièces de théâtre,qui sont au nombre de cinq. Sa dernière fut écrite en 1961 et s’intitule Les Paravents. Il était en décalage avec la société contemporaine.
II) Le fait-divers :
Cette histoire est fondée sur des faits réels : Léa et Christine Papin, plus connues sous le nom des sœurs Papin, sont deux employées de maison, auteurs d'un double meurtre sur leurs patronnes, le 2 février 1933 au Mans. Ce fait-divers tragique - qui deviendra l’affaire Papin - et le procès des domestiques « modèles » ont éveillé l’intérêt de la France entière, des couches populaires aux milieux littéraires et intellectuels. Cela dit, cet engouement s'est plus apparenté à une excitation généralisée, les uns exigeant la mise à mort, les autres niant la singularité de ce crime et soulevant la question de l’exploitation des classes laborieuses. Cette histoire est donc fortement inspirée de ce fait divers terrible.
III) La représentation :
La scène était très sombre, et vraiment dépouillée. Seuls se dressent un miroir couvert de tissus, et une structure métallique sur le côté gauche. Les deux actrices étaient vêtues de noir, et pieds nus. Une lumière venant de très haut nimbait leurs silhouettes, comme si elles étaient en sous-sol. Tout le reste de la scène était sombre, l’atmosphère pesante, seuls les moments de rêves étaient plus éclairés. La structure métallique très symbolique représentait sans doute la société qu’elles veulent faire bouger mais qui reste en place, une société qui ne fait pas de cadeaux ! Quant à l’escalier de service, il est très utilisé par les bonnes, et est censé représenter leur désir d’ascension sociale. C’est aussi une image de l’enfermement, avec l’assimilation à un animal en cage. Le réveil symbolise le retour à la réalité mis en scène grâce à la lumière. Le miroir est utilisé comme un révélateur de la profondeur de l’âme, et de la personnalité réelle de chacune des bonnes (offrant ainsi une analyse psychologique). Les tissus évoquent les robes de leur maîtresse. Grâce à ces atours, elles se mettent en scène dans des rôles dont elles rêvent qu’ils les font sortir de leur dure réalité de vie. On note en outre un aspect de volupté, avec les tissus vaporeux. C’est aussi un moyen d’exprimer ses fantasmes.
IV) Conclusion personnelle sur la pièce :
Il y a eu des avis négatifs, dus en grande partie à des difficultés de compréhension de la pièce. Cette œuvre était en effet assez complexe, surtout à la première vision. Certains ont en outre été décontenancés, car ils n’ont pas l’habitude d’aller au théâtre. Néanmoins, d’autres ont aimé tout de suite. De plus, une reprise en classe et une mise en commun ont éclairé certains points trop obscurs. En revanche, des problèmes de discipline sont survenus, de la part d’autres écoles, ce qui a perturbé le bon déroulement de la pièce et nous a permis de mesurer combien il est important pour tous d’avoir un public réceptif.
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samedi, 08 mars 2008
LE CANETON ILLUSTRE N°3
LE CANETON ILLUSTRE
numéro 3
[journal modeste des élèves de la classe de Première L du Lycée Notre-Dame]
LE SALON DE L’ETUDIANT :
Les élèves de 1 ère (L, ES, S) de Notre-Dame se sont rendus au Salon de l’Etudiant de St- Etienne le 17/11/07 grâce à la gentillesse de deux professeurs : M. DUTOUR, M. DURIX, et de la documentaliste : Mme VERMOREL.
Nous sommes partis de Charlieu en car vers 8h30, et sommes arrivés au Parc des Expositions de Saint-Etienne vers 10h au moment de l’ouverture du Salon. Les élèves étaient libres de circuler et de se renseigner auprès des 90 stands présents, où des professionnels et des étudiants étaient à leur disposition pour répondre à leurs questions et calmer leurs angoisses.
Il y avait également des conférences traitant des possibilités d’orientations après les différents BAC (universités, classes préparatoires,…) avec de nombreux intervenants.
Concernant les exposants, un grand nombre de secteurs d’activités étaient représentés. Il y en avait donc pour tous les goûts ; à noter que certaines écoles de la région étaient présentes dans le cadre de leurs programmes post-BAC.
Nous sommes repartis à 12h après deux heures de visite enrichissante pour nos projets d’études.
LES CHANTIERS DE L’ORIENTATION :
Le samedi 26 janvier, de nombreux Anciens élèves du lycée sont venus nous présenter leurs formations dans le cadre de nos futures orientations. Nous pouvons dire que tous les types d’études post-bac étaient représentés, ainsi qu’un CAP. Ce fut l’occasion pour les professeurs de retrouver des connaissances et de prendre de leurs nouvelles.
Nous espérons que les élèves présents auront pu profiter des conseils des étudiants qui se sont gentiment déplacés et étaient malheureusement déçus de voir aussi peu de 1ères et de Terminale.
Nous souhaitons donc plus d’enthousiasme de notre part l’an prochain pour une nouvelle rencontre !
ALLEMAGNE : SUITE ET FIN AVEC LES IMPRESSIONS D'ELIE GONFRIER :
Tout d’abord, l’accueil de ma famille fut très chaleureux. Je fus très vite mis en confiance malgré la barrière de la langue. Par la suite, nous apprîmes à mieux nous connaître et des liens forts se sont tissés. Ma famille m’a beaucoup impliqué dans les activités extrascolaires (sportives, culturelles. . .) et je l’en remercie.
A l’école, Delphine et moi restions ensemble, mais des relations se sont nouées assez rapidement avec nos homologues allemands, filles et garçons. Quant aux professeurs, certains nous faisaient participer activement aux cours (nous avons dû faire un exposé sur la musique française en cours de Français), tandis que d’autres ne se préoccupaient pas de nous.
En outre, l’école allemande et l’école française diffèrent dans leur fonctionnement. En effet, la numérotation des classes allemandes est l'inverse de la nôtre. De plus, les cours durent moins longtemps (45 minutes) et les relations beaucoup plus amicales et chaleureuses qu’en France. Il y a aussi beaucoup plus de « par cœur » en Allemagne.
En outre, si la nourriture est quasiment similaire à la nôtre, c’est le mode d’alimentation qui diffère : en effet, les Allemands mangent beaucoup plus souvent : notamment à 10 heures le matin pendant les cours. De plus, les repas ne sont pas servis exactement de la même manière : il n’y a pas la notion d’entrée, de plat principal…Tous les plats sont présentés en même temps et les convives se servent à leur guise. Enfin, la mentalité Allemagne est différente de celle des Français : les Allemands sont plus amicaux, plus conviviaux, plus joviaux. Cela nous a permis, à Delphine et moi, de nous intégrer immédiatement et de ne pas nous sentir en marge vis-à-vis de nos camarades de classe notamment.
En conclusion, je dirai simplement que j’ai eu une chance incroyable de pouvoir faire ce voyage et j’invite tous les germanistes à en faire autant.
REACTIONS A PROPOS D'UN FILM QUI EST SORTI EN DVD ET QUE NOUS AVONS APPRECIE : LE LABYRINTHE DE PAN, DE GUILLERMO DEL TORO :
Un peu d'Histoire :
La guerre civile espagnole
Le front populaire gagne les élections en février 1936. Le dirigeant nationaliste Franco Franscico arrive au pouvoir le dix-huit juillet 1936 ; c’est alors que débute une guerre civile, provoquée par l’assassinat du monarchiste Sotelo, guerre qui dure trois ans et divise le pays en deux.
D’un côté , l'on a les Nationalistes, qui s’opposent au gouvernement républicain et qui reçoit l’appui d’une grande partie de l’armée, des phalangistes, des riches propriétaires, des monarchistes, de l’Eglise, d’Hitler et de Mussolini et, dans l’autre camp, les Républicains qui recherchent plus de libertés et qui sont aidés par une partie de l’armée, les brigades internationales et l’Union Soviétique. Le conflit causa la mort de plus de 600.000 personnes, en partie à cause de la répression.
L’Angleterre et la France appliquèrent une politique de non-intervention face à Franco le 15 janvier 1939. La France reconnut même le gouvernement de ce dernier le 25 février. Par la suite, de nombreux réfugiés républicains arrivèrent en France ainsi qu’en Amérique Latine. Hitler envoie la légion Condor qui est une escadrille qui expérimentera les bombardements massifs sur les villes dont Guernica, ce qui inspira le célèbre Picasso. Ce fut un véritable traumatisme pour toute la population autant culturellement que moralement. Certains auteurs tels que André Malraux ou bien Pablo Neruda se sont engagés auprès des Brigades Internationales.
Rendre compte de la réalité selon Del Toro :
Le faune représente une image assez négative, celle d'un être manipulateur et hypocrite ; il semble vouloir duper la fillette. On peut imaginer que le réalisateur le compare à Franco qui est arrivé au pouvoir avec des mensonges et en dupant une partie de son électorat. C’est pour cela que l’on peut penser que le faune et la petite fille sont représentatifs de Franco et du peuple d’Espagne. Le réalisateur se sert ici de l’aspect fantastique et de son personnage pour retranscrire la vérité. Mais le faune va aussi aider l'enfant, et alors on peut se demander si le réel est toujours ce que l'on croit...
D’autre part, en 1944 la résistance s’organise, cela est caractérisé par l’enfant qui va naître, mais aussi par les trois épreuves que doit traverser Ophélia. Karen, quant à elle, représente les femmes et le statut qu’elles ont durant cette période sombre ; cette dernière n’a pas vraiment d’opinion politique. On peut voir aussi que Del Toro nous montre, en passant du réel à l'imaginaire, une certaine indécision de l’être humain entre ces différentes idéologies politiques ou religieuses. De plus, le rapport entre la réalité et le merveilleux est aussi traité avec le thème de la violence qui entraîne, via Ophélia, la perte de l’innocence. Le réalisateur veut montrer ici, les répercussions pas seulement physiques, mais aussi morales et existentielles, qu'a pu avoir ce conflit sur la population. On peut voir que le fascisme est incarné par le beau-père : le capitaine Vidal qui détruit le merveilleux, donc le libre-arbitre et la liberté de chacun, en commençant par Ophélia. Cette dernière représente l’espoir. D’autre part, Del Toro veut nous montrer que le merveilleux a ses limites car ce dernier n’est pas si rassurant que cela : des bêtes lugubres attendent en effet la fillette dès sa première épreuve. Les nombreuses scènes violentes illustrent le fanatisme du personnage, froid et barbare, de Vidal qui refuse l’imaginaire, le merveilleux ; c’est ce qui lui fera perdre son épouse. On comprend ici que l’innocence est plus forte que le mal, et ce malgré la mort d’Ophélia à la fin du film. On voit bien que cette dernière ne meurt pas tout à fait car elle est symbolise l’espoir en une vie meilleure.
Le baroque dans le film :
Le baroque est au départ un courant qui tire son origine de la Contre-Réforme, mouvement qui, au XVIè siècle, est destiné à lutter contre l’essor du protestantisme, et à tenter de reconquérir des fidèles. Or, nous savons que Franco avait le soutien de l’Eglise ; le réalisateur entend donc ici fustiger cette alliance en se servant d’une atmosphère baroque, mais dans un climat de subversion. Force est néanmoins de constater que, dès sa création, le baroque avait aussi intégré cette composante. Ainsi, l’art devient, dans le film, à la fois le moyen de contester la façon dont les fascistes se comportent, mais aussi l’occasion pour la petite fille d’échapper à ce monde angoissant des militaires, pour retrouver l’imaginaire propre à l’enfance, et ainsi fuir ce beau-père qu’elle ne parviendra jamais à aimer. . .
Le baroque est aussi le mouvement de la métamorphose, puisque sa figure emblématique est Protée. Dans le film, nous voyons que le réel sans cesse subit des transformations, soit sous l’effet des hommes, soit sous celui de l’imagination. Ainsi, des éléments qui proviennent du réel, par exemple une vulgaire racine de plante, se parent de vertus magiques, telles celles de la mandragore, et sont censés avoir des forces occultes. Nous nous apercevons que le réel et l’imaginaire sont intimement liés dans cette oeuvre, et que l’enfant a besoin de se recréer tout un monde, à mi-chemin entre les contes qui font rêver, et les fables plus ésotériques, pour fuir une réalité menaçante et sordide. Le monde de l’illusion devient alors, pour Ophélia, l’occasion de parfaire son éducation, et nous la voyons suivre un véritable parcours initiatique, qui doit lui permettre d’échapper aux forces du Mal, pour sauver sa mère, son petit frère, et sans qu’elle le sache, également, pour boucler une histoire beaucoup plus ancienne, puisqu’elle est en fait la réincarnation d’une princesse médiévale, et qu’elle doit accomplir une quête semée d’embûches afin que l’imaginaire ne disparaisse pas.
D’ailleurs, tout ce jeu entre réel et imaginaire, tous ces éléments qui sont à la frontière entre notre monde et celui de l’illusion, sont tout à fait, une fois encore, dans la perspective baroque ; car la mort, dans ce courant, n’est qu’un passage, qui doit nous faire prendre conscience de la vanité de l’Ici, par opposition à un Ailleurs qui constitue la vraie vie . Or, dans le film, la vérité se trouve du côté de l’imaginaire, puisque il échappe au temps, ainsi qu’en témoigne la figure récurrente de Pan ; ce dernier permet à Ophélia de naviguer sans problème d’un univers à l’autre, et de ne plus faire qu’une avec la Princesse à la fin, alors qu’elle pénètre à nouveau dans le royaume rayonnant de son père, où elle retrouve sa famille enfin rassemblée.
Par conséquent, le réalisateur, même s’il s’éloigne un peu des origines du courant dans ce film, réinvestit néanmoins la plupart de ses valeurs : critique de la vanité du pouvoir des hommes et des choses terrestres, plaidoyer pour l’imagination et le rêve en même temps que panégyrique de l’art, et surtout immense espoir. . .
La mise en abyme de l’art :
Tout d’abord, on note le rôle prépondérant de l’imaginaire et de la lecture dans ce film. En effet, la petite fille s’évade de sa triste situation familiale : un beau-père franquiste pendant la guerre civile espagnole. La lecture joue donc un rôle central dans cette histoire, puisqu'elle survit grâce à cette littérature. Certes, elle mourra à la fin du film, mais elle gardera son innocence dans cette difficile épreuve qu’elle subit. C’est donc l’art en général qui la sauvera, en quelque sorte.
Nous constatons en outre que l’histoire s’écrit au fur et à mesure que le film prend place, et nous assistons ainsi en direct à la gestation de l'oeuvre. La feuille blanche, qui symbolise la vie de la jeune fille, se remplit au cours du film. C’est donc une mise en abyme de l’art en général : sa vie s’écrit, et s’immortalise sur papier, tandis que le film permet à l'histoire de s'immortaliser.
Enfin, toujours dans la perspective de la mise en abîme, les constats passages entre le réel et l'imaginaire nous donnent à voir les finalités du film : il s'agit, à partir d'une histoire qui relève d'un certain romanesque, de témoigner d'une période importante de l'Histoire.
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mercredi, 23 janvier 2008
Enfin ... la 2ème édition !
numéro 2
[journal modeste des élèves de la classe de Première L du Lycée Notre-Dame]
VOYAGE EN SUISSE voir l'album ! (Il va de soi que c'est notre vision, à nous Littéraires...)
Mardi 16 octobre
INSTITUT VOLTAIREMalgré un léger retard dû à un accident sur la route, nous avons été chaleureusement accueillis par le conservateur, Monsieur François Jacob, qui nous a fait revivre la personnalité du célèbre philosophe des Lumières dans les moindres détails. Nous avons ainsi pu aisément compléter ce que nous avions appris en cours.
Les Délices est la demeure qu'occupa Voltaire durant son séjour à Genève, avant de déménager pour Ferney. Dans la première salle, nous avons pu admirer des tableaux le représentant, ainsi que d'autres mettant en scène des personnalités qui lui étaient proches. Nous avons également eu l'occasion de jeter un oeil sur la bibliothèque, qui fait désormais référence parmi les chercheurs.
Les deux salles suivantes regroupent soit des objets ayant appartenu au philosophe, soit ont été reconstituées selon l'ameublement de l'époque. La dernière pièce du rez-de-chaussée offre une exposition sur Candide, ce qui tombait à pic, puisque notre futur contrôle de lecture portait justement sur cette oeuvre !!!...
A l'étage supérieur, trônait un buste, et nous avons admiré une série de croquis d'un artiste contemporain, qui a campé en quelques minutes seulement le personnage dans des poses typiques.
Un grand merci à notre guide, qui a su rendre la visite intéressante grâce à ses nombreuses anecdotes, et à son humour.
MUSEE RATH, EXPOSITION SUR PHILIPPE DE CHAMPAIGNE
L'exposition était intégralement centrée sur les rapports de ce peintre avec la religion, et notamment avec Port-Royal. Nous avons pieusement pris des notes sur des tableaux qui, il faut le reconnaître, faisaient l'objet d'une abondante documentation en annexe. Mais force est de constater que, si l'artiste est sans doute un maître du genre - lui qui a suivi tout d'abord les préceptes du courant baroque, puis s'est converti au classicisme -, nous n'avons pas toujours su goûter au maximum la substantifique moelle de tout cela, que nous avons trouvé un peu répétitif. Une bonne exposition donc pour les esthètes, mais un peu malaisée à suivre pour les profanes que nous sommes. D'ailleurs, les profs ne paraissaient pas plus convaincus que nous par l'art classique...
Mercredi 17 octobre :
Martigny : 9H30 :
Début de la visite de l'exposition Chagall entre Ciel et Terre à la fondation Gianadda
Biographie de Chagall :
Chagall, de son vrai nom Moishe Zakharovitch Shagalov est né en 1887 dans le quartier juif de Vitebsk, en Russie. Il est issu d'un milieu modeste. Il grandira, d'ailleurs, dans un shtetl de Biélorussie. Il connaît une enfance difficile, et ses premières oeuvres n'ont pas beaucoup de succès. En 1907, il part pour Saint-Pétersbourg, où il s'inscrit à l'Ecole Impériale d'Encouragement des Arts, qu'il quitte en 1908. A Paris où il s'installe, quelques amateurs d'art commencent à s'intéresser à son travail. En 1914, il organise sa première exposition personnelle à Berlin. Il fait un voyage à Vitebsk pour rendre visite à sa famille et à sa fiancée, mais la guerre l'empêche de rentrer en France?
. Il épouse Bella ; leur fille naîtra un an plus tard. Il dirige ensuite la nouvelle académie d'art de sa ville natale, puis part s'installer à Moscou ; il y réalise notamment des décors de théâtre. En 1923, il regagne Paris via Berlin, où il s'initie aux techniques de la gravure. A Paris, avec Bella et Ida, sa fille, Chagall retrouve son atelier à la Ruche, mais les toiles qu'il avait laissées avant de partir ont disparu; Il y en avait plus de cent cinquante. Elles furent vendues pendant son absence. Il les reproduira quasi à l'identique. La seconde guerre mondiale survient. Chagall et sa famille se réfugient à Blois avant de rejoindre André Lhote à Gordes en Provence. Conscient du danger, il quitte la France pour New York via l'Espagne. A la fin de la guerre; il regagne Paris pour quelques mois, le temps d'assister à la première rétrospective de son oeuvre au musée d'Art moderne, et repart aussitôt pour New York. Il se retirera durant la dernière partie de sa vie dans le Sud de la France. Il mourra le 28 mars 1985.
Léonard Gianadda est un promoteur immobilier et mécène suisse né à Martigny le 23 août 1935. Il constitue en 1978 la Fondation Pierre Gianadda en souvenir de son frère mort accidentellement le 31 juillet 1976.
Ce musée est divisé en plusieurs parties : exposition Chagall entre Ciel et Terre, exposition sur Léonard de Vinci et une collection privée d'automobiles.
1) Exposition Chagall entre Ciel et Terre :
Les tableaux étaient présentés au travers d'un circuit, où l'on pouvait découvrir les oeuvres par ordre chronologique.
2) Exposition sur Léonard de Vinci :
Dans cette partie du musée, étaient présentées de façon ludique les inventions de ce génie du XVIè siècle. Nous avons découvert qu'il n'était pas seulement un prodige de la peinture, mais qu'il était également un inventeur en avance sur son époque.
3) Collection privée d'automobiles :
Pour finir, les voitures présentées dataient des années 50. Elles étaient superbes, malgré leur vieil âge.
12H10 : Pique-nique dans un vieil amphithéâtre de la ville, où un père de famille s'est illustré dans une course à travers le monument, sans craindre aucune honte. Quel homme !
14H20 : Nous commençons la visite du musée d'art brut de Lausanne
Y étaient présentées des oeuvres d'artistes fous, atteints de maladies mentales. Certaines oeuvres étaient donc très particulières ! Nous avons pu nous forger notre propre opinion sur ces créations d'un genre à part. Cela permet à ces gens de s'exprimer, par le biais d'une autre forme d'art, non conventionnelle. C'était un musée interactif, servi par des vidéos et une mise en scène ludique. Certains d'entre nous se sont posé la question de savoir si c'était vraiment de l'art. En effet, c'est le leitmotiv de ce musée : faire réfléchir les visiteurs sur les différentes natures de l'art. Certaines oeuvres pouvaient mettre mal à l'aise, avec un contenu parfois un peu choquant, ou du moins dérangeant, déstabilisant, tel Henry J. Darger, ou Michel Nedjar. Nous avons quitté le musée, pleins d'interrogations.
Fin d'après-midi à Lausanne : Visite de l'Expo d'Archéologie et de l'Expo de Géologie
Deux groupes d'élèves sont formés : les L/ES d'un côté, pour visiter l'exposition d'Archéologie ; de l'autre, les S qui ont visité l'exposition de Géologie.
Nous (L/ES) avons donc découvert les techniques de fouilles archéologiques modernes, ainsi qu'une présentation ludique de la vie de nos ancêtres. La visite fut agréable, malgré le peu d'éléments présents, la mise en scène étant très réussie.
Temps Libre dans Lausanne :Les élèves et leurs professeurs ont donc pu découvrir cette très belle ville, et faire quelques achats.
Jeudi 18 octobre :
VISITE DU MUSEE DE LA PHOTOGRAPHIE
Ce musée, en apparence minuscule, offre en fait une prodigieuse collection de tous les objets liés à la photographie. Il se prolonge sur plusieurs étages, et dans une construction annexe, le tout dans une atmosphère assez intimiste, qui permet à la fois de bien profiter de l'exposition, et de ne pas être gêné par les autres visiteurs. L'ensemble est ainsi organisé que, au fur et à mesure de la montée dans les étages, qui sont au nombre de trois, l'on progresse dans l'évolution de l'appareil photo et des techniques photographiques. L'ensemble est donc très pédagogique, et pas ennuyeux du tout, d'autant que nous avons pu faire des expériences avec un laboratoire reconstitué.
Dès la première salle, l'interactivité prédomine, et le public est constamment sollicité pour participer à de courtes expériences, qui permettent de mieux comprendre, notamment tout ce qui concerne les lois de l'optique, un peu rébarbatives dans l'absolu pour des littéraires... Dans ce premier lieu d'exposition, nous trouvons les ancêtres de l'appareil photo actuel, et tous les procédés qui permettaient initialement de rendre compte du réel par le biais de l'image. Nous avons pu ainsi réaliser différents tests, qui nous ont fait comprendre les difficultés pour mettre au point des éléments fiables en la matière.
Au premier étage, sont offerts au regard du public les tout premiers appareils photographiques. De plus, nous avons aussi pu admirer des cylindres optiques, ancêtres de notre cinéma.
Au dernier étage, nous poursuivons la saga des appareils, et découvrons également un ancien studio de photographe à la fin du XIXè, en regard d'un photomaton des années quatre-vingts.
Dans la bâtisse annexe du musée, nous visitons une exposition de photographies consacrée à Alain de Kalbermatten, médecin, mais également photographe et grand voyageur. La première salle met en scène l'objet, dans des situations inédites, et donne ainsi un autre regard sur le quotidien. La deuxième s'intéresse à un hôtel désaffecté ; l'artiste magnifie ainsi le réel, à tel point que l'on oublie souvent ce qui est initialement photographié. Une troisième salle, enfin, traite de la couleur rouge, dans des variations somptueuses.
Cette visite, variée, attractive, a su nous conquérir.
LE MUSEE JENISH DE VEVEY ET LES INSTALLATIONS DE DENIS SAVARY
Ce musée, ainsi que nous avons pu l'apprendre de la guide, est le fruit d'une donation, celle d'un riche industriel qui a permis d'ouvrir ce lieu d'exposition. Le jeune artiste Denis Savary a voulu, pour cette exposition, à la fois rendre hommage à Mme Jenish en élaborant des installations qui permettent de mettre en valeur la demeure, et offrir des espaces intimes, et d'autres plus mondains plus ouverts sur l'extérieur. A cet égard, l'ensemble nous a un peu fait penser à l'exposition sur l'Envers et l'Endroit, que nous avions pu voir la veille au musée d'Art Brut de Lausanne.
Le jeune artiste, à qui l'on avait donné carte blanche, a à la fois utilisé des ressources qui se trouvaient sur place (à savoir issues des collections permanentes, puisque le musée possède un riche fond de gravures, d'oeuvres de Kokoscha, Félix Vallotton), demandé à d'autres artistes contemporains d'intervenir avec leurs réalisations, le plus souvent des installations, et exposé ses propres réalisations.
Nous avons cependant été un peu déconcertés au début par ce qui s'offrait à notre regard ; et les explications qui nous ont été données n'ont pas toujours levé nos interrogations. L'art contemporain, en effet, nous est plus difficilement accessible, et nous ne voyons pas toujours où les artistes veulent en venir, quel message ils entendent nous transmettre.
La première salle, plongée dans une espèce d'obscurité seulement traversée de quelques lumières tamisées, mettait en scène une série de cartes de voeux, déposées sur des tables basses ; au mur, l'on pouvait voir des rectangles gris, tandis que dans un coin, un poste de télévision, posé à même le sol de manière verticale, laissait des parasites apparaître... L'ensemble nous laissa fort perplexes... La guide nous indiqua alors la provenance des cartes de voeux : c'étaient ce que recevait régulièrement la conservatrice chaque année, et qu'elle gardait religieusement dans ses archives. L'artiste, pour oeuvrer dans le sens de l'intime et de la convivialité a sans doute voulu reprendre la tradition anglo-saxonne, qui veut que l'on expose dans le salon les cartes de voeux que l'on reçoit ; mais le fait que l'exposition regroupe les cartes de très nombreuses années, donnait une idée du temps qui passe et, dans une certaine mesure, de l'artificialité de ces envois, puisqu'il n'était pas rare de voir que les cartes étaient similaires d'une année sur l'autre, et que les formules rituelles, toujours semblables, brillaient pas leur absence de sentiment réel et leurs aspects conventionnels. Pour corroborer cette vision du temps qui passe, l'on pouvait entendre le pas cadencé d'un cheval, toujours le même, qui accentuait l'impression de piétinement. La télévision, quant à elle, qui ne diffusait aucune émission, ne présentait même pas la mire, nous semblait au départ hors de propos ; mais, avec les questions et les réponses de la guide, nous nous sommes demandé si ce n'était pas une autre illustration de la vanité des choses, et d'une espèce de circularité du temps.
Notre étonnement face à cette première salle nous a sans doute empêchés de voir les fameux lapins annoncés dans l'affiche, et que l'autre groupe a pu déceler, en haut de la pièce, cachés dans la pénombre. Comme quoi, dans un musée, on ne voit pas tout ! Cela nous confirme dans l'idée qu'il faut faire plusieurs visites si l'on veut espérer comprendre !....
Dans l'autre salle du même étage, nous avons pu voir au sol d'immenses réalisations faites de serpentins mis bout à bout, qui faisaient, par leur circularité, deux espèces de tapis colorés au centre de la salle, et pouvaient faire penser au tricotin de notre enfance. Sans doute était-ce une illustration du côté festif de l'art, mais également cela voulait peut-être évoquer les mondanités auxquelles toute maison doit s'adonner. Nous nous sommes interrogés pour savoir s'il n'y avait pas une continuité avec l'expression de la temporalité évoquée dans la précédente salle, mais c'est là pure hypothèse, et il est vrai qu'avec l'art contemporain, nous pouvons poser beaucoup de questions, mais n'avons pas souvent de réponses... Dans l'une des vitrines le long des murs, iI y avait un pull de laine ; nous commencions à ébaucher des tas de théories, à mettre en relation avec les tapis centraux, quand la guide nous dit que c'était tout simplement le pull abandonné par l'un des ouvriers chargés de mettre en place les oeuvres, et qui avait déserté dès le premier jour ; comme quoi, parfois, l'art tient à peu de choses, et à trop théoriser, à être trop intellectuels, on se trompe !!!
Au mur, une série d'oeuvres nous posa question ; dans chacune d'elles, de très loin, nous pouvions apercevoir un rectangle blanc, qui occultait une partie de la gravure, réalisée avec des oeuvres originales de Félix Vallotton, et qui font partie des collections permanentes du musée. Heureusement que la guide nous donna la solution de l'énigme : il s'agissait en fait d'un immense puzzle, qu'il fallait reconstituer au fil de la salle. Aussitôt, nous y vîmes une espèce de métaphore de l'art, puzzle à reconstituer au fil des expositions, des musées, et aussi des générations d'artistes...
Dans l'immense escalier à double entrée, notre guide nous montra les clochers des deux églises dont elle nous avait parlé dans le hall d'entrée, et dont la caméra située sur le toit donnait une vision panoramique, notamment avec les coupoles.
A l'étage supérieur, nous pénétrâmes d'abord dans la salle de gauche, aménagée comme une immense salle de réception avec, le long d'un mur, un canapé noir qui ne demandait qu'à être utilisé. Dans un coin de la salle, nous découvrîmes une vidéo. L'ensemble pouvait nous faire songer à n'importe quel intérieur où une famille regarde la télévision. D'autant que, au mur, l'on voyait une série de petits tableaux, organisés presque en croix de Saint-André, mais avec une petite variante qui semblait introduire dans cet ensemble une part de hasard. Nous retrouvâmes une oeuvre d'un artiste de l'art brut : Paul Amar, qui donnait encore à la pièce davantage l'impression d'être habitée, ainsi que Savary l'avait préalablement établi. Sur un mur, s'appuyait une partie de vélo, posée là comme aurait pu l'abandonner un enfant, dans un équilibre instable, que d'ailleurs l'un d'entre nous, sans malveillance aucune, heurta... II remit l'objet aussitôt en place, ayant eu l'immense privilège de participer ainsi, en direct, à l'élaboration de l'oeuvre ; comme quoi, l'on peut être artiste sans le savoir !!!...
Toujours dans cette même salle, des clous enfoncés dans les parois retinrent notre attention ; fallait-il y avoir l'état latent d'un futur accrochage, une pièce dans laquelle des changements avaient été effectués, ou une oeuvre à part entière ??? Nos interrogations demeurent, mais l'un d'entre nous se fait encore beaucoup de souci pour savoir comment, une fois l'exposition achevée, le musée retrouvera sa bonne santé, après avoir été martyrisé par autant de clous, plaies vivantes dans le mur immaculé...
Une autre série de petits tableaux, très satiriques, donnaient à voir des hommes dans des situations de la vie quotidienne ; l'un était même dans son plus simple appareil... Mais rien de commun avec un Apollon vivant !!!
Dans la salle en face, des assiettes accrochées au mur, surplombant d'immenses tiges de métal, contribuèrent à notre incompréhension. Mais notre guide, une fois encore, nous dévoila une partie de l'énigme ; il s'agissait d'une référence aux métiers du cirque. Nous pûmes alors échafauder quelques hypothèses : les assiettes pouvaient peut-être, après le salon, nous faire songer à une salle à manger... Mais la présenter de manière traditionnelle n'eût pas correspondu aux idéaux de l'art contemporain ; il fallait au contraire suggérer, et laisser le public se constituer lui-même à la fois son parcours, et ses interprétations. Dans un coin de la pièce, il y avait aussi une vidéo : on y voyait un homme blanchir des sapins, tandis que, dans un autre court-métrage, un individu descendait des escaliers en roulant sur lui-même. Nous devons reconnaître que nous n'avons pas su trouver d'explication convaincante sur le sens â donner à ces oeuvres...
Entre le " salon " et la " salle â manger", une petite pièce nous intriguait depuis un certain temps ; nous y entrâmes enfin : elle était plongée dans une semi-pénombre, et surtout, des bruits agréables qui venaient de fontaines disséminées dans tout l'espace se laissaient entendre. Nous nous livrâmes, dans cet espace, à une courte promenade qui nous fit déambuler entre des bustes, établis à des hauteurs différentes, et qui nous firent penser à l'Antiquité. II nous semble que c'était une vision de la culture, du savoir, véhiculée par les générations successives, et symbolisée par toutes ces fontaines, à la fois sources d'Hippocrène et véritable fontaines de Jouvence, puisque n'est-ce pas la culture qui nous fait rester jeunes (du moins dixit notre enseignante, parce que nous, nous n'éprouvons pas toujours le besoin de culture pour être jeunes !!!....) Tout autour de la pièce, des rubans jaunes, tels que ceux que mettent les viticulteurs sur leurs vignes alentour pour éloigner les oiseaux, donnaient une notre de couleur dans un ensemble en noir et blanc, et paraissaient en quelque sorte interdire la salle aux regards inquisiteurs, ou du moins nous en montrer le caractère intime, seulement accessible après un véritable parcours du combattant. Peut-être était-ce là le symbole de nos inconscients, ou encore l'envers du savoir, à mettre dès lors une nouvelle fois en relation avec l'exposition de l'art brut sur L'Envers et l'Endroit... ou encore le lieu réservé aux seuls initiés, qui se rencontrent au cours d'une promenade dans les arcanes de l'Art.... Nous retournâmes dans la salle précédente, attirés par un bruit nettement moins agréable. Dans un coin, nous découvrîmes un petit escalier. Durant toute notre ascension, nous aperçûmes des gravures caricaturales, tandis que le bruit strident allait croissant. Parvenus sur une espèce de mezzanine, nous pûmes voir enfin les travaux de Denis Savary en personne... Une série de petits tableaux, vraiment minuscules, parfois très caricaturaux, qui n'étaient pas sans rappeler Daumier, mais un Daumier modernisé, qui aurait porté son regard sur les dysfonctionnements de notre époque. Quant au bruit bizarre qui nous déchirait les oreilles depuis un certain temps, nous comprîmes enfin d'où il tirait sa source: une espèce de barbecue, avec une machinerie stridente, qui elle n'était pas sans rappeler Tinguely ; et alors, nous fîmes le rapprochement avec la carte envoyée par ce même artiste, et que nous avions vue dans la première salle. Décidément, l'art n'est pas toujours facile d'accès !!!.... Mais, â force de réflexion, l'on peut tout de même envisager quelques pistes...
USINE NESTLE
Nous pénétrons dans un hall relativement sombre, assez bizarre d'emblée, d'autant que nous brûlons tous d'envie de déguster tout de suite des chocolats... Nous sommes tout d'abord reçus par une hôtesse, qui va nous faire visiter les lieux. Fortement mis en condition par l'odeur de chocolat qui se propage un peu partout (en fait, un parfum de synthèse, mais nous avons plus que jamais l'eau à la bouche !!!...), nous devons admirer une série de moules anciens en métal, abandonnés parce qu'ils offraient prise à la rouille au profit de matières plus innovantes, et écouter l'historique de la maison, avec les précédents propriétaires qui ont fait la renommée du lieu. Ensuite, la guide nous fait découvrir les fèves de cacao, les amandes et d'autres ingrédients que nous sommes autorisés à goûter : enfin un avant-goût de ce que nous sommes venus chercher !... Puis c'est un film qui nous relate les différentes étapes de la fabrication de ce que nos papilles attendent depuis désormais trop longtemps.
L'ensemble est bien sûr fort intéressant, mais nous nous ruons enfin dans la salle de dégustation !!! Et là, quel plaisir, quel délice !!!... Des chocolats à volonté !!! Mieux que dans Charlie et la Chocolaterie !!!... Nous nous rassasions, avant de passer par le magasin, où nous faisons quelques provisions pour les jours à venir, et pour nos familles... Nous avons tous adoré cette visite ; bien évidemment, lorsque nous avons exploité en cours le voyage, nos enseignants nous ont un peu fait retomber de notre petit nuage, en insistant quasi exclusivement sur le côté commercial visé par Nestlé. Mais peu importe ! Ce fut l'un des moments les plus agréables !
ROMONT : LE MUSEE DU VITRAIL
Comme la visite avait lieu en fin de journée, nous étions tous un peu fatigués, et avons par conséquent moins apprécié, d'autant que certaines vidéos étaient en Anglais, et nous avons pu mesuré alors nos défaillances dans cette matière !!!...
Ce musée propose une collection de vitraux assez conséquente, qui nous a permis d'envisager l'évolution de cet art, et de connaître les différentes méthodes d'élaboration ; d'ailleurs, un atelier présentait les outils, le four, et donnait des détails intéressants pour comprendre le fonctionnement et envisager les différentes étapes de la fabrication. Mais c'est surtout pour l'exposition Chagall que nos enseignants nous avaient conduits en ce lieu. Nous avons pu ainsi compléter ce que nous avions appris de cet artiste à la Fondation Gianadda, et mesuré combien ses dons étaient multiples. Etaient présentés des croquis, ainsi que des vidéos de ses réalisations, qui se trouvent dans plusieurs grandes églises ou cathédrales mondialement connues. Certes, l'ensemble était bien fait, mais nous aurions aimé, nous les élèves, ne pas nous limiter aux croquis et ébauches ; mais c'est sans doute parce que nous manquons de pratique dans la visite des musées, et de connaissances en la matière...
Vendredi 19 octobre:
LES MUSEES D'ETHNOGRAPHIE DE GENEVE I. «Un Genevois autour du monde»
L'exposition que nous avons visitée se déroule du neuf février au vingt-huit octobre. Son créateur est Alfred Bertrand (1856-1924).C'est un jeune rentier passionné de voyages et ardent défenseur des missions protestantes. II réunit lors de ses voyages une collection importante de photographies qui sont léguées au Musée d'Ethnologie de Genève. II s'interroge à travers l'exposition sur l'enjeu de l'image et son usage depuis la fin du XIXè siècle à nos jours. II compose un vaste catalogue de monuments, de personnages, de paysages, de botanique et de minéralogie. Tout cela pour un public peut-être en attente d'exotisme dans une époque où l'Europe, par sa suprématie militaire et industrielle, s'affirme sur le monde. II sera aussi partisan de « l'action civilisatrice » des Ba-Rotse, peuple d'Afrique noire, qui selon lui comprendront très vite l'intérêt de présenter leur meilleure image devant l'appareil.
Tout au long de l'exposition, on s'interroge sur l'image et l'objet mis en valeur : controverse, manipulation,... Dans tous les cas, la photographie fait preuve d'une grande continuité.
II. « Scénario catastrophes »
La mise en scène de cette exposition n'a pas fait sensation auprès de tous, peut-être trop attractive ou spéciale. Du moins tout au long de l'exposition, les différents auteurs nous poussent à nous interroger sur l'influence de la peur, qu'elle soit religieuse ou politique. Lors d'une catastrophe, le gouvernement en place veut conforter sa position et les prétendants au pouvoir veulent en profiter pour le renverser ; c'est alors que les médias ont un grand rôle â jouer. Les derniers événements qui ont provoqué un sentiment de peur sont le dysfonctionnement informatique qu'il aurait pu y avoir lors du passage à l'an 2000, la grippe aviaire, les séismes comme le Tsunami et les multiples attentats. Toutes ces catastrophes, quelles qu'elles soient, ne doivent pas être oubliées. Certains artistes en font état, comme Voltaire qui, en 1759, dans Candide, relate le désastre de Lisbonne qui l'a profondément marqué.
L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES OU PALAIS DES NATIONS
Ce domaine fut légué en 1890 ; c'est une ancienne propriété de la famille Bevilliod de Genève. La ville de Genève fut choisie pour la construction du Palais des Nations car elle se trouve au centre de l'Europe ; d'autre part, la ville est symbole de liberté et de démocratie.
I - Le Domaine :
A - La salle
Les bâtiments, constamment rénovés, ont été récemment agrandis et contiennent trente-quatre salles, dont cinq peuvent accueillir jusqu'à sept cents personnes. Sur le podium, le président et le secrétaire organisent le débat ; chacun a un temps de parole de quatre minutes, et un temps de réponse d'une minute trente. Pour éviter toute divergence, les ministres représentant les pays sont installés selon l'ordre alphabétique correspondant à leur nation. Les langues officielles du Palais des Nations sont au nombre de six : le Français, l'Anglais, le Chinois, l'Arabe, l'Espagnol et le Russe.
B - Le parc et ses monuments :
Le parc domine la rive droite du Lac Léman. Nous avons pu apercevoir la sphère armillaire qui fut offerte par un fondateur de l'Union Européenne, ainsi que l'étonnant monument de la conquête de l'espace donné par l'URSS. Malheureusement, pour des raisons de sécurité, nous n'avons pu visiter le parc. Tout au long de la visite des bâtiments, notre guide nous a présenté les différents cadeaux des Etats.
II - Les membres de l'ONU :
L'Organisation des Nations Unies compte cent quatre-vingt-douze membres ; chaque pays cotise selon son PIB (Produit Intérieur Brut). Nous avons appris que les différents états peuvent participer aux colloques. Les états observateurs ou entités diplomatiques et géographiques ont également la possibilité d'être présents aux débats, mais n'ont pas de droit de vote, comme par exemple le Vatican ou la Palestine... De plus, les Organisations Non-Gouvernementales telles que Médecins du Monde, la presse ou encore le public sont autorisés à assister à certaines séances.
III - Le rôle de l'ONU : Les Nations Unies défendent les droits de l'homme depuis le 26 juin 1945, date de la création de l'organisation. La fonction de l'ONU est en grande partie de comprendre les crises, de tenter de faire pression politiquement pour qu'elles se règlent à l'amiable.
ALLEMAGNE, SUITE (MAIS PAS FIN...)
Clotilde Berthier, élève de Première S cette année, est partie l'année dernière cinq semaines en Allemagne : de juin à début juillet. Elle nous fait le compte-rendu de son voyage ; nous lui donnons la parole :
" J'ai été accueillie près de Erlangen, à proximité de Nuremberg, par une famille d'amis franco-allemande : Corinna et ses trois filles : Veronica - dix-neuf ans -, Anne-Katerine - dix-sept ans - et Sarah - quinze ans - .
Dès mon arrivée, j'ai été plongée dans l'ambiance allemande : c'était la Fête de la Bière à Erlangen. J'ai donc dû oublier la fatigue du long trajet que j'avais effectué en train (plus de dix heures). Des tables et des bancs étaient dressés pour l'occasion au pied de la " Berg " (montagne) d'Erlangen. J'ai été, d'ailleurs, étourdie par la musique et peut-être un peu par la bière qui se vend, ici, en chopes d'un litre. Le même soir, j'ai découvert que le moyen de locomotion local était le vélo ; il est omniprésent dans ce land, et de belles pistes cyclables relient les villages entre eux. Cela m'a permis d'avoir une grande autonomie ; je pouvais ainsi aller me baigner avec Sarah dans un petit lac aux alentours les après-midi (car les élèves allemands n'ont pas cours et bénéficient d'une grande liberté) et le soir me rendre chez des amis.
Tous les matins, j'ai accompagné Sarah et Anne-Katerine (elles étaient, suite à un redoublement d'Anne-Katerine, dans la même classe, en neuvième), à leur lycée, un des meilleurs de la ville. Tous les élèves suivent des cours de Latin et de Grec ! C'était en Mathématiques que j'avais le plus de facilité à suivre le cours. Les cours commençaient à huit heures pour finir à treize. Cette année, Veronica, qui était en treizième, a passé son Bac, grande étape de la vie d'un jeune Allemand. A l'occasion de cet Abitur (équivalent du Bac en France), beaucoup de fêtes sont organisées, dont l'Abifest. Chaque élève est venu avec sa famille récupérer son diplôme sur une musique choisie. Le directeur, ou un professeur, fait un discours sur chaque élève et, par la suite, un bal est organisé. Le Bac est le passage de la vie d'un adolescent à la vie d'un adulte, bien plus qu'en France.
J'ai vraiment profité de ce séjour, aussi bien au niveau linguistique que culturel. J'ai hâte de retourner voir Sarah, sa famille et ses amis, très accueillants. "
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lundi, 22 octobre 2007
Notre 1ère édition
LE CANETON ILLUSTRE
numéro 1
[journal modeste des élèves de la classe de Première L du Lycée Notre-Dame]
Tout d’abord, nous désirons souhaiter la bienvenue à tous les nouveaux arrivants : élèves, professeurs, personnels O.G.E.C.
QUELQUES PREMIERES IMPRESSIONS PRISES SUR LE VIF :
Mme Antunes " une revenante " puisqu'elle a effectué le remplacement de Monsieur Janiaud en 2006, enseigne l’EPS à deux classes de sixième, deux de cinquième et une classe de Première. Elle assure également deux heures d’IDD (Itinéraire De Découverte) en cinquième. Elle affirme avoir reçu un très bon accueil des collègues et des élèves.
Mme Dubosclard assure quant à elle les cours de Sciences et Vie de la Terre aux quatre classes de troisième, ainsi qu’aux élèves de Seconde B. Elle nous dit que Bien que très timides, les élèves ont été très accueillants et pleins de bonnes ambitions pour cette nouvelle année scolaire.
Mme Mac Donald , professeur de Français en classe de cinquième, troisième et seconde, trouve que sa rentrée fut très occupée !... mais que, heureusement, l’établissement a été très accueillant. Elle assure pour l'instant la suppléance de Madame Potain dans certaines de ces classes.
M. Perret, maître d’internat, définit ainsi son métier : Je veille à ce que tout se passe bien , que chacun puisse s’exprimer et résoudre les problèmes qui me sont rapportés . Je surveille aussi que les élèves fassent bien leurs devoirs. Il ajoute qu’au bout d’un mois, il a constaté que régnait une bonne ambiance entre les élèves, qu’il qualifie d'agréables et de sympathiques.
INFORMATIONS SPORTIVES : Les MERCREDIS de l’UNSS. District Roanne Second Cycle
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| Sport co Rugby Filles Futsal Garçons | Sport co Animation n°1 Compétition n°2 | Sport co Rugby Garçons | Challenge Duo | APPN | Badminton | Divers |
| 05/09 |
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| AG 42 |
| 12/09 |
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| AG District |
| 19/09 | Tournoi Rugby 42 | Installation à disposition | Tournoi Rugby 42 |
| VTT Escalade |
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| 26/09 |
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| Canoë |
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| 03/10 |
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| VTT/co Forêt Lespinasse |
| 1° réunion district |
| 10/10 | Rugby/ Futsal |
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| 17/10 |
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| 24/10 | Rugby/ Futsal |
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| VACANCES |
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| 14/11 | Rugby/ Futsal |
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| Canoë Escalade |
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| 21/11 |
| Tournoi Handball 7x7 Filles Garçons |
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| 28/11 | Rugby/ Futsal |
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| VTT |
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| 05/12 |
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| Cross 42 |
| 12/12 | Rugby/ Futsal |
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| Escalade Ressins |
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| 19/12 |
| Tournoi Volleyball 4x4 |
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| Cross Académie |
LES NOUVEAUTES DU CDI:
Tout d’abord, de nouveaux abonnements :
- Vocable en Allemand
- Sport et Vie
- Le petit Léonard
- Alternatives économiques
Une nouvelle exposition sur le Développement durable est présentée sur les murs du CDI. Elle constitue la suite de l'exposition de l'an dernier, et sera suivie de deux autres, jusqu’en 2009 .Le thème de l'an prochain sera l’Energie.
Trois nouveaux DVD/Encyclopédies du monde ont été achetés : ils portent sur l’Histoire, la Géographie et l’Economie présentées pays par pays .
De nouveaux documentaires ont été acquis :
- Artistes de la Renaisssance qui est un aperçu des artistes de cette époque en dix-huit minutes
- La Française doit voter, documentaire à voir absolument sur la lutte féministe au vingtième siècle ; il est constitué de documents d’archives et de débats parlementaires de l’époque.
- Nous nous sommes tant haïs est une fiction historique sur la construction de l’Europe; il dure approximativement deux heures.
L'ALLEMAGNE A L'HONNEUR :
Dans le cadre d'un programme national d'échanges avec l'Allemagne, trois de nos condisciples ont pu partir étudier en Allemagne pendant un peu plus de deux mois, tandis que deux élèves venues d'Outre-Rhin ont séjourné parmi nous jusqu'au quatorze octobre dernier. Nous avons pu recueillir quelques impressions à l'issue de ces séjours auprès de Delphine Vincent, et de son amie Julia. Nous complèterons notre enquête en donnant la parole à Clotilde Berthier et à Elie Gonfrier dans l'un de nos prochains numéros.
INTERVIEW DE DELPHINE
Quelles différences remarques-tu au niveau des paysages et des maisons entre les deux pays ?
D : Les paysages sont proches de ceux de chez nous. En revanche, il m’a semblé que l’organisation intérieure des maisons différait ; les meubles sont souvent des meubles anciens, de famille. J’ai tout de suite apprécié la convivialité de l’ensemble.
Qu’en est-il de la nourriture ?
D : J’ai constaté que chaque région a ses spécialités. De plus, les cuisinières allemandes apprêtent certes les mêmes choses, mais elles le font différemment, selon les coutumes régionales, ce qui permet d’avoir des mets véritablement variés… et fort délicieux.
Les repas sont plus espacés qu’en France, et par voie de conséquence, les grignotages sont légion… au détriment de la diététique !
As-tu eu des problèmes de compréhension durant ton séjour ?
D : J’ai été relativement surprise au début : en effet, chaque région a son dialecte propre, et un accent qui lui appartient bien !... Il y a énormément de variantes, et il est souvent difficile de comprendre, du moins au début ; parce que j’ai pu progressivement me familiariser avec certains de ces langages. J’ai remarqué en outre que les enfants et les adultes avaient presque la même façon de s’exprimer ; je n’ai pas relevé de mots plus enfantins ou spécifiques dans leur paroles, et cela m’a paru un peu bizarre, parce qu’en France, les plus jeunes ont tendance à déformer les mots, à les abréger, ou à utiliser des équivalents plus adaptés au monde de l’adolescence. Il m’a semblé que les niveaux de langue étaient aussi plus réduits : l’utilisation d’un registre familier est en effet plus courante, même avec des gens que l’on n’a jamais encore rencontrés.
Comment se passe la vie en famille ?
D : On fait des repas de famille à chaque anniversaire, et la fête est beaucoup plus importante pour eux semble-t-il que pour nous. D’ailleurs, pour eux, les relations familiales sont très importantes ; elles priment même sur les relations amicales. J’ai noté également que la notion de famille est plus restrictive qu’en France, du moins là où j’étais. J’ai trouvé les Allemands particulièrement accueillants.
Qu’en est-il de ton expérience de la vie au Lycée ?
D : Il y a une bonne ambiance durant les cours. Les enseignants m’ont paru beaucoup plus indulgents qu’en France : les liens entre les professeurs et les élèves sont plus amicaux. Quant aux méthodes de travail, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup plus de mémorisation que de réflexion ou de compréhension, les élèves étant souvent évalués sur du " par cœur ".
Dans le secteur où j’étais, il y avait trois écoles de niveaux différents ; j’étais au Gymnasium, la plus réputée des trois, et j’ai remarqué que les élèves fournissaient de gros efforts de travail, parce qu’ils avaient à cœur de réussir.
Il y a peu de sorties scolaires, et elles se déroulent, lorsqu’elles ont lieu, par classe, et non par niveau. Il ne semble pas y avoir de projet pluridisciplinaire. Les classes sont toujours composées des mêmes élèves tout au long de la scolarité, puisqu’il n’y a pas différentes sections pour les examens, à la différence de la France. On choisit généralement deux ou trois matières principales, que l’on approfondit tout au long du cursus du Lycée. Le système de notation, quant à lui, est radicalement différent, puisque les notes vont seulement de 1 à 6. Plus l’on s’approche du 1, meilleure est la prestation.
Les cours ont lieu seulement le matin, et ils ne durent que quarante-cinq minutes chacun. Il y a énormément de pauses, et les après-midi sont réservés aux activités sportives et culturelles.
INTERVIEW DE JULIA
[Pour des raisons évidentes de compréhension et de langue, Julia, l’amie hébergée par Delphine, n’a pas été très prolixe. Nous lui avons posé les mêmes questions, et voici sa réponse.]
Elle trouve les maisons françaises globalement plus vastes qu’en Allemagne, mais la décoration lui paraît quasi similaire. Il lui a semblé que l’on mangeait moins souvent qu’en Allemagne, et les méthodes culinaires, comme les goûts en la matière, lui ont paru bien différents : dans son pays, les entrées, les plats chauds et les desserts sont tous installés sur une table, en quelque sorte comme pour un buffet, et les gens se servent comme ils l’entendent.
En ce qui concerne la langue, elle a remarqué que les mots qu’elle avait appris en cours de Français n’étaient pas forcément ceux qu’utilisaient les gens.
Elle a confirmé la grande différence signalée par Delphine à propos des cours et des relations élèves/professeurs, et a ajouté que, dans son pays, on ne connaissait pas le système des " études " où l'on pouvait faire ses devoirs, parce que les cours étaient regroupés. Il y a aussi moins de vacances qu’en France.
| QUELQUES PHOTOGRAPHIES RAPPORTEES PAR DELPHINE DE SON SEJOUR |
BIENTOT ... A SUIVRE !
[Nous publierons plus tard quelques extraits de son journal de bord, et d’autres photos…]
INFO DE DERNIERE MINUTE.....INFO DE DERNIERE MINUTE.....INFO DE DERNIERE MINUTE.....
Les élèves qui suivent les cours d’Arts Plastiques se rendront à la Biennale de l’Art contemporain à Lyon le samedi 10 novembre, tandis que ceux des classes de Première iront au Salon de l’Etudiant à Saint-Etienne le samedi 17 novembre.
19:30 Publié dans LE CANETON ILLUSTRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



