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  • Echange linguistique - Une élève de 1ère au Canada

    presse.jpgLa Tribune - Le Progrès

     

    « Elise Clémencin, élève de 1ère au lycée Notre-Dame, est partie pour améliorer son anglais dans la ville d'Olds en Alberta, du 13 août au 2 novembre 2017. Retour sur ce séjour inoubliable.

     

    "Comment s'est passé le départ ? 

    - Nous étions 70 à partir de Paris, l'organisme nous a accompagnés lors du trajet en avion et il y avait un référent sur place que nous pouvions contacter en cas de problème. Ce séjour a débuté par deux jours à Toronto. Puis j'ai rejoint la famille de ma correspondante et je me suis tout de suite sentie bien. Quand je suis arrivée en août, c'était encore les vacances. Je suis donc partie avec eux pour une croisière en Alaska. Plus tard, nous avons fait une semaine en montagne. C'était génial !

     

    - A quoi ressemblait une journée ?

    - Réveil vers 6h30. A 7h45, départ en voiture pour le début des cours à 8h45. Pendant la journée, je n'étais jamais avec ma correspondante. C'était volontaire car l'immersion se devait d'être complète même si je ne parlais jamais en français avec elle. Je débutais la journée par du théâtre puis, après 10 minutes de pause, j'enchaînais avec de l'anglais pour une étude de livre, puis un cours de cuisine et enfin art. Les cours se terminaient à 15h15 avec 1h10 de pause pour le repas de midi. Même si j'ai bénéficié d'un statut spécial, l'organisation est vraiment différente de celle de la France. Le rapport avec les professeurs est différent aussi, il n'y a pas besoin d'autorité, les élèves les respectent davantage.

     

    - Qu'avez-vous le plus aimé ?

    - Incontestablement, ce sont les moments avec la famille et tout particulièrement avec ma correspondante Kayla. Je ne me suis jamais sentie comme une invitée durant les trois mois qu'a duré mon séjour, mais bel et bien comme faisant partie de cette famille. J'ai tellement pleuré au moment de mon départ ! Maintenant j'appelle régulièrement ma famille canadienne et j'attends avec impatience l'arrivée de ma correspondance le 9 février.

     

    - Que vous a apporté ce séjour ?

    - J'ai beaucoup progressé. Maintenant, quand je parle anglais, je ne cherche plus mes mots. Je me suis ouverte à d'autres habitudes, d'autres cultures. Je le conseille à tout le monde."

     

    Muriel JANIAUD, professeur d'anglais et d'allemand à Notre Dame, commente l'expérience d'Elise :

    "Quand Elise est venue me dire qu'elle souhaitait faire un stage pour améliorer son anglais, je l'ai tout de suite orientée vers l'Osef (Organisme de séjour éducatif français). J'ai connu cet organisme lors d'une présentation au collège avant de l'expérimenter personnellement, puisque mes deux filles sont parties au Canada par son intermédiaire. C'est un organisme très sérieux qui propose des séjours individuels d'une durée de 3 mois avec une scolarisation et s'adressent aux 13-17 ans. En contrepartie, la famille française s'engage à recevoir un jeune pour 9 à 11 semaines", explique Muriel JANIAUD, professeur d'anglais et d'allemand à Notre-Dame. "Le but est de mettre la scolarité en France entre parenthèses pour tout recentrer sur la langue et croyez-moi, c'est efficace." »

  • RECITAL DE FORTEPIANO PLEBISCITE PAR LES ELEVES DE NOTRE-DAME

    Ce mardi, un groupe de volontaires du Lycée Notre-Dame a assisté à un récital du célèbre musicien Joos van Immersel. Au programme, les Seize Danses allemandes et la Sonate pour piano n°21 de Schubert, ainsi que la Sonate n°18 de Beethoven.

     

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    De quoi réjouir les amoureux de musique romantique ! D'autant que l'artiste était venu avec un pianoforte issu de sa collection particulière. Le musicien - qui par ailleurs est à l'origine de L'Anima Eterna Brugge, orchestre qu'il dirige d'une main de maître, s'est spécialisé dans la musique jouée sur instruments d'époque, ce qui est assez rare dans le milieu musical et permet bien sûr de restituer fidèlement les sonorités imaginées par les compositeurs, renouvelant ainsi l'écoute que l'on peut avoir de ces morceaux par ailleurs fort connus du grand public.

     

    Les jeunes ont apprécié ce moment de fraîcheur et de sérénité, bref répit au coeur d'un emploi du temps chargé, puisque le lendemain ils retrouvaient cours et éventuels examens blancs... L'art et la manière d'alterner travail et loisirs culturels, botte secrète de Notre-Dame !

     

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  • Notre-Dame célèbre les 55 ans de l'unité franco-allemande

    IMG_20180122_150858_410.jpgEn novembre dernier, nos élèves germanophones volontaires partaient en échange linguistique à Oelsnitz, paisible bourgade allemande près de la frontière tchécoslovaque, avec le lycée de laquelle Notre-Dame bénéficie d'un jumelage de longue date. En l'honneur aujourd'hui du 55ème anniversaire du traité de l'Elysée, qui scella le 22 janvier 1963 l'amitié entre nos deux pays, retour en images et témoignages de 4èmes sur ce séjour d'une semaine au souvenir encore vivace !

     

    Premier constat, unanime : une semaine ? « Trop court », lâche Aurélie, sans ambages, bien que d'autres à l'image d'Elsy, plus indulgente, salue « l'équitable répartition du temps passé avec la famille d'accueil et les français ». Car nos jeunes participants ne sont évidemment pas livrés à eux-mêmes, alternant visites de groupe, journées de cours et moments privilégiés en compagnie de leurs correspondants respectifs, « à la patinoire » pour Anaïs, à « l'usine Haribo » pour Noé, pensionnaire comblé. Des initiatives indispensables à l'apprentissage de la langue et de l'amitié, pierre angulaire du dispositif d'échange !

     

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    IMG_20180122_151018_170.jpgQuant aux visites collectives, le musée - « dans un ancien gazomètre », comme le précise judicieusement Florent - dédié au mythique Titanic remporte cette année tous les suffrages. La vue sur Leipzig qu'offre le monument de la Bataille des Nations, commémorant la victoire des Prusses sur les troupes de Napoléon 1er en 1813, lui tient cependant la dragée haute, « un panorama majestueux » aux yeux d'Anaïs. Une ascension fatigante dont aura à l'évidence fait les frais le Musée de l'Industrie, prochain sur la liste, Flavien déplorant une « visite debout ».

     

    Qu'à cela ne tienne, les élèves auront pu reposer leurs jambes fourbues sur les chaises du lycée d'Oelsnitz à l'occasion d'une journée de cours qui aura satisfait la curiosité de Silvestre, avide de « découvrir un autre système », quand Elsy avoue pour sa part « qu'on ne comprenait pas grand-chose », en tout cas « au début »...

     

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    Mais à la fin ? « Une boum, j'ai adoré ! », s'enthousiasme Anaïs. Le point d'orgue d'un séjour couronné de succès, auquel « les profs pas trop stricts » ne sont d'ailleurs pas étrangers selon Aurélie, gentiment impertinente. Il n'empêche, « se lever tôt, j'ai pas aimé » conclut Juliette, un brin revêche. Une bien triste affliction dont il ne lui reste guère de temps pour se remettre, les Allemands s'apprêtant eux aussi à rejoindre d'ici quelques semaines le verdoyant pays charliendin !

     

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  • Comme des cinquièmes... en Galilée !

    Si Gaspard, Balthazar et Melchior en doutaient encore, qu'ils se rassurent : nos élèves de cinquième ont assuré avec panache la relève de leurs illustres aînés en ces temps d'Epiphanie, parés de leurs plus beaux atours en l'honneur d'un goûter organisé par leur professeure d'espagnol Karine De Abreu.

     

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    De la graine de "Reyes Magos" dans la plus pure tradition de la péninsule ibérique, où l'on célèbre leur venue lors de la fameuse Cabalgata du 5 janvier qui réunit dans les villes espagnoles, sous une pluie de friandises, cortèges et troupes de danseurs, marionnettes et artistes de rue auxquels les enfants remettent, fébriles, la liste de cadeaux qu'ils espéreront retrouver au pied de leur lit le lendemain matin. Un exploit de patience et d'abnégation alors que leurs petits voisins européens, pour les plus nantis, profitent déjà depuis le 25 décembre d'un coffre à jouets bien garni !

     

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  • Sortie pédagogique pour les 4èmes de Notre-Dame en pays stéphanois

    25531932_1390530174383996_1509438822993213027_o.jpgVendredi 22 décembre, 8h, Charlieu : impatientes, les classes de 4ème piétinent au pied des bus affrétés tout spécialement pour leur voyage pédagogique en région stéphanoise, à la découverte des Musées de la Mine et d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne, sous bonne garde de leurs accompagnateurs Mme Berrodier et Mme Souchon, professeures d'histoire-géographie, M. Lamoussière, professeur d'arts plastiques, M. Janiaud, professeur d'EPS et M. Duperret, professeur documentaliste. Les conversations, animées, peinent à couvrir les rires retentissants des plus euphoriques... L'agitation, palpable, laisserait-elle présager de la proximité des fêtes de fin d'année ?

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    Ou peut-être, tout bonnement, d'une insatiable soif de culture, tant les élèves, une fois répartis en groupe sur place, offrent à leurs guides respectifs une oreille attentive, casque de sécurité vissé sur le crâne, petites silhouettes besogneuses à l'ombre des monstres de fer et de charbon de la cité minière. Une première visite matinale au Musée de la Mine placée sous le signe d'une relecture sociale, à rebours de la mythologie morbide que charrie dans l'imaginaire collectif ce dédale de galeries souterraines dont l'exploitation tournera à plein régime dans la seconde moitié du XXème siècle, au chevet d'un pays en ruine au sortir de la guerre, brassant une forte immigration méditerranéenne afin de pourvoir ces postes ingrats dont les Français ne veulent plus.

     

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    Point de coup de grisou donc, mais un éclairage instructif sur le rôle méconnu des mineurs dans l'évolution du droit des salariés, qui obtiendront dès 1907 que leur journée de travail n'excède pas huit heures, pénibilité de la tâche oblige, ainsi qu'un système de ponction solidaire sur la paie mensuelle de chacun, afin d'alimenter un fonds d'indemnisation collectif à l'intention des collègues blessés pioche en main - une petite révolution ouvrière préfigurant l'instauration nationale de la Sécurité sociale en 1945.

     

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    Coup d'éclat toutefois l'après-midi au Musée de l'Art Moderne et Contemporain, dont l'une des œuvres préliminaires, un savant assemblage de tubes de métal enchevêtrés, soigneusement lustrés, qui n'aurait pas dépareillé le matin même dans les entrailles de la ville, parvient à interpeller nos élèves dès leur arrivée. Quel intérêt que de les exposer là, ces morceaux « même pas beaux » comme le souligneront certains ? C'est justement tout le propos du grand chamboule-tout artistique du XXème siècle : bousculer des décennies ininterrompues d'esthétisme conformiste, réhabiliter la technique, indissociable de l'art, à l'image du peintre et son fidèle pinceau. L'intention préliminaire de l'auteur suffit-elle à fonder et justifier l'oeuvre, ou cette dernière relève-t-elle du seul critère de beauté – tous les sujets sont-ils dignes d'être représentés, outils compris ?

     

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    Aucune réponse, évidemment, à mesure que la visite suit son cours, réservant son lot d'incongruitésIMG_20180109_105343_388.jpg auprès d'élèves toujours plus interloqués : abstractions sur toiles, néons aveuglants, vidéos grésillantes sur tubes cathodiques, jusqu'à l'apothéose finale, cet amas de matière informe aux reflets bruns rougeâtres, grand œuvre de l'artiste britannique Anish Kapoor, vision paroxystique d'un art contemporain réduit à sa plus pure quintessence. De sujet identifiable il n'est définitivement plus question ; subsiste alors cette matière de nature difficilement identifiable, peut-être authentique, vierge de toute technique, jetée en pâture au public définitivement médusé.

     

    De quoi alimenter, en tout cas, quelques joutes verbales de haut vol sur le trajet du retour entre tenants d'un classicisme assumé et contestataires entêtés de l'ordre établi, rejouant à leur insu l'éternelle querelle des Anciens et des Modernes, tous cependant bientôt réconciliés sous les lumières scintillantes de Noël qui s'annonce, désormais, à foulées enneigées en cette veille de vacances hivernales. Les garnements filent, un car à prendre, des parents qui attendent : la journée se termine, 8 heures tout pile... Comme les mineurs.

     

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