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Culture - Page 2

  • La lecture en fête au CDI de Notre-Dame

    Des livres plein la hotte : cet hiver, le père Noël a déposé de nombreux ouvrages emballés pour petits et grands au CDI (Centre de documentation et d'information) de l'établissement, à découvrir chaque jour au fil d'un calendrier de l'Avent aux enveloppes soigneusement cachetées.

     

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    Une manière ludique d'aborder la lecture, qui s'articule autour de thématiques renouvelées mensuellement, en lien avec l'actualité du moment : droits des enfants, Grande Guerre... Les réjouissances de fin d'année n'éclipsent pas le sérieux, voire la gravité de certains sujets. « Il s'agit d'aborder le livre dans sa diversité, sous toutes ses formes », abondent les documentalistes Yvette Vermorel et Thomas Duperret. « Il n'y a ni sotte lecture, ni genre prohibé ».

     

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    Véritable fil d'Ariane d'une action de réhabilitation menée de concert avec l'école primaire Sainte Marie, la lecture manuscrite présente mille vertus, nourrissant l'imaginaire, le vocabulaire et l'esprit critique, tout en offrant à ses jeunes adeptes l'occasion de focaliser l'attention que leur dérobent, trop souvent, les sollicitations permanentes d'écrans de plus en plus envahissants. Sans pour autant rejeter en bloc les bénéfices avérés des nouvelles technologies : ainsi les lycéens profitent-ils depuis septembre dernier, d'une revue de presse journalière directement consultable sur leur smartphone. Vivre avec son temps, oui, mais à bon escient !

     

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  • PETITE FORME MAIS GRAND SPECTACLE AU LYCEE NOTRE-DAME

    L'école a accueilli mercredi 6 décembre le comédien Denis Lejeune pour une petite forme, c'est-à-dire une représentation théâtrale reposant sur la performance d'un seul et unique acteur. Professeurs et élèves nous font part de leur expérience. 


    La pièce selon Marion, Louna et Ophélie, élèves en classe de 2nde option Littérature et Société :

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    "Les élèves de première, de terminale L et de littérature et société ont eu la chance d’assister à une miniature dérivée de la pièce Andromaque de Racine. La représentation de mercredi, dans nos locaux, a été une excellente mise en bouche avant d’apprécier le plat de résistance qu’est le spectacle Andromaque (un Amour fou), à la comédie de Saint-Étienne, le vendredi 15 décembre.

    Délicieux mélange du tragique racinien et du théâtre moderne, ce long monologue de 17 pages pour un seul point, écrit par Boris Le Roy, joué par Denis Lejeune et mis en scène par Émilie Capliez, est seulement présenté aux scolaires. Astyanax, fils d’Andromaque et feu Hector, se rappelle de sa libération en mélangeant tragique et comique. D’une part, le registre tragique, par la pitié ressentie pour le sort d’Astyanax, victime de la guerre entre Troie et les Grecs, et pour Andromaque, représentée par une chaise blanche dans cette création, symbolisant sa vertu. D’autre part, le registre comique, par la mise en scène d’une chute, de la mort des personnages ou de la scène avec Hermione.

    Ayant ensuite pu s’entretenir avec le comédien, les lycéens très attentifs ont appris ce que représente ce métier dans ses avantages comme ses inconvénients. Ils ont remarqué sa qualité de jeu par son implication corporelle totale dans tous les personnages. Ils ont également compris que le public, était aussi acteur à part entière par sa présence, ses réactions et la double énonciation de tout texte théâtral."

     

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    La pièce selon l'équipe pédagogique :

     

    "En ce mercredi 6 décembre un peu brumeux, au matin, les élèves de Première et les Littéraires du Lycée Notre-Dame ont vu leurs cieux s'ensoleiller grâce à la prestation remarquable de Denis Lejeune, de la Comédie de Saint-Etienne, qui a interprété devant eux Moi, Fils d'Andromaque.


    C'est ce qu'il est convenu d'appeler une petite forme, c'est-à-dire un spectacle pour un comédien, en lien avec une autre pièce - en l'occurrence Andromaque (un Amour fou) -, que les lycéens verront dans la salle Jean Dasté le vendredi 15 décembre.

    Avec une maestria sans égale, le comédien issu de l'Ecole de la Comédie a su donner corps et voix à celui que l'on ne voit pas, que l'on n'entend pas chez Racine, mais qui est pourtant le grand enjeu de la pièce, puisqu'il s'agit de savoir si Pyrrhus livrera Astyanax aux Grecs, ou s'il le protégera. Dans un texte de Boris Le Roy, mis en scène par Emilie Capliez, ce sont tous les ressentis de celui qui est l'otage d'une guerre qui ne fut pas la sienne, de marchandages auxquels il ne peut que se soumettre, de débats intérieurs sur lesquels il n'a aucune prise...

    A l'issue de la représentation, les élèves ont pu discuter avec le comédien et Marie Kuzma, médiatrice auprès des scolaires. Même si les langues mirent un peu de temps à se délier, ce fut un échange plein d'enseignements, sur le parcours personnel de Denis, le métier de comédien, la difficulté de l'exercice, le texte de la pièce, d'une beauté d'ailleurs fulgurante.

    Tous ont été ravis de ce moment de partage, et de cette interprétation à la fois en puissance et retenue, qui leur permettra de mieux préparer le spectacle qu'ils iront voir, et de mieux en apprécier les finesses, puisqu'il s'agit d'une mise en abyme de la représentation d'Andromaque, avec les interrogations d'une troupe et le regard d'un cinéaste réalisant un documentaire sur les répétitions."

  • DEUXIEME SPECTACLE A LA COMEDIE DE SAINT-ETIENNE POUR LES ELEVES DU LYCEE NOTRE-DAME

    Ce vendredi, les Premières du Lycée Notre-Dame se sont rendus à la Comédie de Saint-Etienne pour le deuxième spectacle de leur abonnement.

     

    Et c'est à une mise en scène pour le moins innovante qu'ils ont assisté. En effet, Jacques Vincey a renouvelé la lecture de Shakespeare dans son adaptation du célèbre Marchand de Venise.

     

    Partant du texte du célèbre dramaturge anglais, avec la complicité de Vanasay Khamphommala qui a retravaillé les répliques, tranchant dans le vif, ajoutant beaucoup pour moderniser, la troupe a donné à cette pièce une dimension radicalement contemporaine, montrant que les préoccupations de l'époque élisabéthaine avaient leur pendant exact dans notre société du XXIè siècle.

     

    Au sein d'une civilisation qui a vendu son âme au consumérisme, à l'intolérance, au mépris égotiste d'autrui, face à la poussée des extrémismes, se posent les vraies questions : quelle est la valeur exacte de l'être humain, y a-t-il encore place pour un épanouissement individuel, existe-t-il pour chacun d'entre nous une vraie liberté ?

     

    Dans une scénographie haute en couleurs, portée par une troupe endiablée, la pièce n'a pourtant rien perdu de son lyrisme, de son comique carnavalesque, de son mordant initial.

     

    Et les élèves ont été séduits par cette prestation, qui une nouvelle fois dépoussière les classiques, leur donnant toute leur acuité tout en poussant les jeunes à une remise en cause salutaire.

     

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  • MADAME BOVARY AU THEATRE DE ROANNE POUR LES ELEVES DE NOTRE-DAME

    Mardi après-midi, les élèves des classes de seconde et de première L du lycée Notre-Dame ont assisté à la représentation de Madame Bovary que donnait le Théâtre de Poche de Montparnasse.

     

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    La pièce était adaptée du célèbre roman de Flaubert par Paul Edmond. La mise en scène, pleine d'allant, était signée de Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps, également comédiens aux côtés de Félix Kysyl et de David Talbot dans le rôle, notamment, de Charles Bovary.

     

    Car les quatre compères incarnaient tour à tour différents personnages. Le texte, à la fois extrêmement fidèle à l'esprit, aux mots de l'auteur et admirablement ciselé, est parvenu à rendre vivante la vie de cette femme, romantique exaltée, amoureuse passionnée, féministe avant l'heure, qui eut le tort de se rêver en l'égale des hommes, et s'y brûla les ailes.

     

    La scène, occupée par quatre chaises et une table, figurait un espace protéiforme, au sein duquel évoluaient les comédiens qui passaient à l'envi du jeu à la narration ou au chant, ou bien encore à la musique.

     

    Ce fut pour les élèves un moment récréatif, qu'ils surent apprécier à sa juste valeur, et qui les réconcilia avec la littérature classique, dont ils ont parfois un peu de mal à pénétrer les secrets...

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  • Commémoration du 99ème anniversaire de l'Armistice à Charlieu

    presse.jpg"Après la messe du Souvenir officiée à la chapelle Sainte-Marthe, la cérémonie s'est poursuivie au monument aux morts avec une forte implication de la jeunesse. Le message officiel de l'UFAC (Union fédérale des associations françaises d'anciens combattants) a été lu par Antoine Pavet, élève à l'école publique.

     

    Des élèves de 3ème de Notre Dame ont enchaîné avec la lecture d'extraits du recueil Lettres de Poilus, suivis du poème de 14-18 "Folie meurtrière" de Jacques Hubert Frougier, déclamé par des CM1 et CM2 de l'école publique."

     

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  • Les élèves de 5ème honorent la Fête des Morts mexicaine

    IMG_20171120_170616_903.jpgA l'initiative de Karine De Abreu, professeure d'espagnol, les élèves de cinquième de Notre-Dame ont consacré une semaine à la réalisation de masques colorés et oniriques en cette saison de Toussaint, qui marque au Mexique la folle débandade de la Fête des Morts, cette fameuse « Día de los Muertos » inscrite par l'ONU en 2003 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

     

    Si la mort n'est synonyme que d'indicibles douleurs et sanglots pour les Occidentaux, les Latins quant à eux, et notamment les Mexicains en tant que dignes héritiers de rituels aztèques ancestraux, la célèbrent gaiement chaque année du 1er au 2 novembre : au menu, offrandes de victuailles et friandises, danses endiablées, débauche de fleurs aux couleurs vives sur les tombes des défunts...

     

    Quelle plus belle façon en effet d'honorer ses disparus et d'appréhender la mort que d'en rire, l'intégrant ainsi à la vie ? Forts de ce constat, nos élèves se sont donc pliés avec grand plaisir à la tradition sud-américaine, affublés de masques chichement décorés et souriants, comme autant de pieds de nez à la Grande Faucheuse !

     

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  • NOUVELLE SAISON A L'OPERA POUR LES ELEVES DU LYCEE NOTRE-DAME

    Ce vendredi, cinquante élèves volontaires du Lycée Notre-Dame ont assisté, pour la première de leur abonnement à l'Opéra de Saint-Etienne, à un spectacle pour le moins novateur : un mélange de musique symphonique et de rock ethnique, porté par l'orchestre Ose ! et Abdel Sefsaf, bien connu des amateurs de musique arabe,avec le groupe Alligator.

     

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    Ce fut une heure et demi riche en découvertes, qu'ont illustré des textes écrits par de très grands poètes des pourtours de la Méditerranée : Mahmoud Darwich, Erri de Luca, Taha Muhammad Ali pour ne citer que les plus célèbres...

     

    Sonorités mélangées, incursions dans une symphonie de langues et de cultures tantôt virulentes de contestation ou de regret, tantôt exubérantes d'espoir. Les lycéens, au début un peu surpris par ce foisonnement débridé et néanmoins orchestré par la main de maître du chef iconoclaste Daniel Kawka, ont très vite été emportés par le voyage proposé, entre étrangeté et envoûtement.

     

    Rien ne leur a été occulté des drames qui se déroulent régulièrement, au large des côtes de Lampedusa. Mais musique et poésie se sont également unies pour chanter la lumière des rivages de cette mare nostra, la richesse des peuples qui la bordent, l'énergie qu'elle insuffle à tous ces hommes de bonne volonté qui oeuvrent, chacun à leur façon, pour la paix.

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    Au retour, ce sera pour ces élèves l'occasion, en famille, entre amis, à l'école, de réfléchir sur les grands problèmes d'actualité, sur l'engagement de l'artiste, mais également sur le refuge qu'offre l'art face à la barbarie des temps.

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  • Les secondes du lycée Notre Dame au cinéma les Halles

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    La Tribune - Le Progrès

     

    "Soixante-et-un élèves de seconde se sont rendus mardi au cinéma les Halles de Charlieu dans le cadre du dispositif 'Lycéens au cinéma'.

     

    C'est la première diffusion de l'année, proposée par le Centre national du cinéma, qui s'inscrit dans la politique de sensibilisation et d'éducation artistique du jeune public. Le film projeté s'intitule Mikaël Kohlhass, réalisé par Arnaud des Pallières. Ce film important, choc du Festival de Cannes en 2013, traite du thème de l'injustice.

     

    'Le projet de ce dispositif qui comporte trois films est de faire découvrir le cinéma d'auteur à des élèves qui ne vont généralement pas voir ce genre de films. Après la projection, les oeuvres sont systématiquement analysées en cours de lettres, mais aussi en histoire ou en anglais quand elles s'y prêtent. Dans notre programme, ce film-là s'intègre à une séquence consacrée aux problématiques de la justice et de la citoyenneté. C'est aussi l'occasion de confronter les enfants à des films en version originale car le projet en comporte chaque année au moins un', expliquent les deux professeures responsables, Dominique GUILLOUX et Marie-Laure ARCHER."

     

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  • LES NOUVEAUX LOCAUX DE LA COMEDIE DE SAINT-ETIENNE ACCUEILLENT LES PREMIERES DE NOTRE-DAME

    Vendredi 14 novembre, les Premières du Lycée Notre-Dame ont fait connaissance avec les tout nouveaux locaux de la Comédie à Saint-Etienne pour le premier spectacle de leur abonnement.

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    Accueillis dès leur arrivée par un personnel toujours fort souriant, ils ont été conduits vers l'entrée de la salle Jean Dasté, où ils ont pique-niqué dans un espace flambant neuf, aux allures de soucoupe volante. Puis ils se sont dirigés vers la Stéphanoise, salle de deux cents places fort conviviale, pour assister au spectacle "Mélancolie(s)" écrit et mis en scène par Julie Deliquet.


    Cette dernière, à la tête du collectif "In Vitro" - spécialiste de l'improvisation et de la relecture des textes
    classiques -, avait revisité pour l'occasion deux pièces du célèbre écrivain russe Tchekov : Les trois Soeurs et
    Ivanov.


    Le spectacle avait pour finalité de voir comment, après le deuil, la vie continue, comment on s'arrange entre vivants avec le souvenir des morts, comment on essaie de se bricoler une survie dans un monde qui semble irrémédiablement courir à sa perte. Mêlant, sur une composition élaborée à partir du texte tchekovien, improvisation, vidéo et réalisme des dialogues, la troupe a su constituer une véritable chorégraphie cinématographique qui renvoyait chacun à ses interrogations existentielles.

     

    Difficulté d'être, seul comme en couple ou en groupe, incapacité à satisfaire aux exigences de ses géniteurs, de ses partenaires, de ses amis, mal-être généralisé, les préoccupations du XIXè siècle rebondissaient sur les interrogations du vingt-et-unième, dans un cruel jeu de boomerang, tendant au public un miroir qui n'avait rien de déformant.


    Les élèves ont été enchantés de cette prise de contact, attendant avec impatience de réinvestir les lieux en
    décembre. 

     

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  • Les élèves de Notre-Dame participent à la Fête de la science

    Capture.JPGAprès avoir animé lundi 9 septembre un stand au Village des sciences de Saint-Etienne, au sein du lycée Etienne Mimard, les collégiens et lycéens de l'établissement investiront en cette fin de semaine l'Espace Congrès de Roanne – jeudi 12 et vendredi 13 septembre.

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    Au programme, deux expériences savamment orchestrées, l'une autour du magnétisme menée par des élèves de 5ème, l'autre autour du chocolat, à l'initiative de secondes un tantinet gourmets, le tout encadré par leurs professeurs de mathématiques et physique-chimie, M. Monterymard et M. Gomes.

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    Les visiteurs ont ainsi pu admirer un train miniature entrer en lévitation grâce à la manipulation de deux aimants, avant de saliver devant une expérience de torréfaction de fèves de cacao, illustration du processus chimique complexe duquel est issue toute tablette de chocolat digne de ce nom.

     

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    Du grand spectacle pour papilles et pupilles en somme, à retrouver toute la semaine à l'occasion de la Fête de la science qui s'invite sur le territoire français chaque mois d'octobre, mobilisant chercheurs, enseignants, ingénieurs, techniciens, entreprises ou associations, tous dévolus à l'accueil des visiteurs au cœur des Villages des sciences mis en place par les collectivités locales.

  • Les élèves de seconde de Notre-Dame à la rencontre de l'auteur Cyril Dion

    A l'initiative de la librairie charliendine du Carnet à Spirales, les élèves de seconde de l'option « Littérature et Société » de Notre-Dame ont rencontré vendredi 29 septembre dernier l'écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste Cyril Dion, dont le dernier roman, Imago, figure parmi les trois œuvres en lice pour le Prix Littéraire qu'organise le lycée cet automne.

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    Au cours de cette entrevue publique qui a réuni plus d'une trentaine de lecteurs assidus, Cyril Dion a retracé la genèse d'Imago, consacré à deux frères palestiniens déracinés, l'un tombé dans les affres du djihad s'apprêtant à commettre un attentat sur le sol français, l'autre tentant l'impossible pour le retenir, jusqu'à le suivre à Paris. Un récit brûlant aux enjeux dramatiques, qui n'est pas sans composante autobiographique, nourri de cinq années passées entre Israël et la Palestine, au cours desquelles le romancier rencontrera en 2004 Yasser Arafat, en ce temps président de l'Autorité palestinienne.

     

    Faudrait-il alors voir en Imago un manifeste politique ? Bien loin de là. Plutôt une ode à la liberté et son difficile apprentissage, l'auteur s'attachant à l'intime, à la façon dont ses différents personnages vont finalement s'affranchir de leur déterminisme de naissance afin d'ériger leur propre destinée, au-delà de ces conditionnements social, géographique et culturel originels. Des choix de vie forcément discutables moralement, qui rongent, forgent et transforment au fil du roman les protagonistes, tant l'ivresse de la fuite en avant laisse rapidement place à la nostalgie d'un cadre certes contraignant, mais si confortable intellectuellement.

     

    D'errances en rencontres, il s'agit pour chacun d'atteindre le stade final de son accomplissement personnel, cet imago métaphorique, désignant en biologie l'ultime mue de la larve. Un chemin sinueux sur lequel nous entraîne Cyril Dion au détour d'une interview fleuve, un soir de septembre à Charlieu, loin des sables brûlants de Gaza mais pourtant si près, l'espace d'un instant, des dilemmes identitaires d'un Orient trop souvent caricaturé.

     

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  • Les lycéens de Notre-Dame épaulent le Carnet à Spirales dans sa rentrée littéraire

    Affiche - 22 SEPT.jpgLe Carnet à Spirales faisait vendredi 22 septembre sa rentrée littéraire à la salle des réunions de Charlieu. Au programme, une sélection d'une trentaine de titres (à découvrir ici et ) par l'équipe du café-librairie et son gérant M. Hamelin, assistés des lycéens de Notre-Dame dans l'organisation de l'événement, soit les secondes de l'enseignement d'exploration « Littérature et Société » et élèves volontaires des classes de première littéraire et économique et sociale.

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    IMG_20170926_161925_411.jpgLe public, conquis, a salué la chaleur du service des étudiants, qui ont régalé au fil de la soirée leurs convives d'assiettes de victuailles issues de la production agricole locale, tout en profitant de recommandations littéraires bénéfiques en cet automne éditorial plutôt prolifique – parce qu'il s'agissait avant tout de se repaître intellectuellement.

     

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    IMG_20170926_161303_216.jpgLes amateurs de littérature auront enfin eu le plaisir d'apprendre que Notre-Dame organise cette année la remise d'un Prix Littéraire. En lice, trois romans issus des rayonnages du Carnet à Spirales, qui accueillera d'ailleurs leurs auteurs dans les semaines à venir : Cyril Dion (Imago) le vendredi 29 septembre à 18h, Miguel Bonnefoy (Sucre noir) le mercredi 18 octobre à 18h30 et Brigitte Giraud (Un loup pour l'homme) le vendredi 20 octobre à 18h30 également. Des rencontres à ne rater sous aucun prétexte donc, au terme desquelles l'oeuvre lauréate se verra récompensée.

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  • Concert de rentrée à Notre-Dame

     

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     La chorale de Notre-Dame s'est illustrée vendredi 22 septembre 2017 par un petit concert de rentrée en extérieur, composé de morceaux choisis par ses membres. Les Champs-Elysées de Joe Dassin, Je vole de Michel Sardou, Attention, mesdames et messieurs de Michel Fugain ou encore Bienvenue chez moi de Florent Pagny, ont ainsi égayé la pause-déjeuner des élèves, professeurs et membres du personnel.

     

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    Une initiative soutenue par Nathalie Bissardon, professeur de musique, qui salue l'autonomie laissée aux élèves dans la sélection des titres : « Ils ont découvert qu'il n'y avait pas de liberté sans contraintes. Les impératifs techniques liés à l'acoustique particulière d'une cour de récréation, les goûts éclectiques d'un public diversifié, ont nécessité d'engager une véritable réflexion autour de l'organisation de l'événement ».

     

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    Un petit succès d'estime pour les collégiens au chant et les lycéens aux instruments, à reconduire tout au long de l'année scolaire !

     

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  • Le club de lecture doit susciter l'envie de lire et d'aller plus souvent au CDI

    Depuis le mois de mars, un nouvel atelier basé sur la lecture est proposé aux élèves de Notre-Dame pendant le temps de midi.

    C'est ainsi que mardi, comme tous les mardis de 13 à 14 heures, six élèves de 6ème se retrouvent autour de Charlotte GUIGNETON, professeure documentaliste suppléante. 

    "L'idée étant de  construire une idendité de lecteur et d'échanger sur ses goûts de lecture"

    "C'est à la demande de Bernard ROUCHON, chef d'établissement de Notre Dame que j'ai proposé ce club lecture. En effet, il manquait une animation en lien avec le CDI. L'objectif est de susciter l'envie de lire et d'augmenter la fréquentation du CDI" explique Charlotte GUIGNETON.

    "Durant la rencontre, de nombreuses activités ludiques autour du livre sont proposées : nuage de tags, création de mots croisés avec les mots-clés du roman, remplir la carte mentale du livre dans le but de le présenter aux autres...L'idée étant de construire une identité de lecteur et d'échanger sur ses goûts de lecture".

    Quant aux élèves, ils sont enthousiastes quand ils parlent de ce nouvel atelier. "Ici, on choisit son livre, on lit ce qu'on veut" raconte Lana. "Cest bien car pendant une heure par semaine, on peut lire librement" explique Gabriel.

    Pour Elise, Célya et Cylia, l'interêt est aussi de pouvoir donner envie de lire le livre en exprimant les émotions ressenties au moment de la lecture. Quant à Lucie, elle attend avec impatience la visite à la librairie Le Carnet à  Spirales à la rencontre des libraires qui pourront leur présenter des livres et leur parler des métiers du livre. en tout cas, tous sont unamimes pour déclarer : "on espère que ça continuera l'année prochaine".

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  • LES LYCEENS DE NOTRE-DAME EN COMPAGNIE DE WILLIAM FINNEGAN

    Ce jeudi et ce vendredi, un groupe d'une trentaine d'élèves du Lycée Notre-Dame a pu rencontrer, à deux
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    Auteur et journaliste américain né en 1952, Finnegan a passé son enfance en Californie, puis à Hawaï, où son père a
    exercé pendant plusieurs années son métier de producteur de documentaires télévisés. Après des études de Lettres, puis de petits boulots qui lui permettront de partir à la recherche de nouveaux lieux où s'adonner au surf, il devient un reporter célèbre pour son engagement en faveur des populations défavorisées ou des minorités en guerre. Travaillant principalement pour The New Yorker, il publie également des articles sur ses amis surfeurs dans des revues spécialisées. Il a reçu le prix Pullitzer 2016 de la biographie pour son oeuvre : Barbarian Days : A Surfing Life.
    Jeudi après-midi, à la Médiathèque de Roanne, les jeunes ont pu poser à l'écrivain des questions (qu'ils avaient préparées avec leurs enseignantes de Lettres) sur l'écriture du roman, l'autobiographie, les relations à la mémoire, au réel, au public. Au terme d'une heure et demi d'échanges intenses facilités par Isabelle Dujet, traductrice fidèle de ces rencontres, et Chloé Cosson, médiatrice, ils ont fait dédicacer les ouvrages, que la plupart d'entre eux avaient lus à la fois en Français et en Américain, ce qui a aussi permis de faire un point sur la traduction et les différentes étapes de l'édition. Ce fut donc un nouvel échange, certes bref, mais bien réel, qui eut lieu à ce moment-là, immortalisé par un selfie. Et William Finnegan s'est prêté de très bon coeur à l'exercice, avec un enthousiasme bien palpable.
    Le lendemain, dans un car affrété par la Région, les élèves se sont rendus à Lyon pour assister, toujours dans le cadre des Assises Internationales du Roman, à la Table ronde qui réunissait autour du thème du Corps le même Finnegan et Isabelle Autissier. Ils ont apprécié la qualité des interventions de ces auteurs, et la sincérité de leur témoignage, tout mâtiné de poésie.
    Aussi ont-ils été bouleversés par les mots sobres, mais chargés d'émotion de la célèbre navigatrice, et se sont promis de lire ses oeuvres. Le débat s'est terminé sur une condamnation virulente du discours de Donald Trump de la veille, tous deux affirmant leur amour de la nature et leur refus de tout repli identitaire. Puis ils ont bavardé à nouveau quelques minutes avec les jeunes dans le stand des libraires, histoire de clore amicalement cette journée.
    Ce rendez-vous des Assises du Roman de Lyon, auquel l'établissement participe assidûment depuis 2010, est un moment attendu, spécialement par les élèves de la filière Littéraire, qui voient là une occasion unique de dialoguer avec un auteur connu, alors que, généralement, les potaches ont plutôt l'impression que Littérature rime avec Passé. IMG_1467.JPG

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